07/12/2006

 Se porter

poidumonde1

Certains jours plus que d’autres

Jeté hors de tes rêves par le réveil qui sonne

Tu te sens perméable à ce matin frileux

A la nuit qui occupe encore l’espace morne

A la radio criarde aux nouvelles pas bonnes et aux pubs super connes

 

Perméable au café déjà refroidi

Aux mouflets trop tôt tombés du lit

A l’heure qui n’attend pas

Aux ballets d’essuie-glaces

Au klaxon du connard qui te couine dessus

Pour le temps d’un bâillement avant de repartir

 

Perméable à la pointeuse qui t’attend à l’entrée

Aux néons froids du couloir qui te mènent à la chaise

Aux problèmes à régler abandonnés la veille

Au téléphone qui sonne et qui vient t’agresser

 

Pour certains jours plus que d’autres

Où tu te sens si fragile

Qu'un souffle suffirait

 

Parce que perméable

par ce que tu vis

parce que tu vis

 

Stop

Respire

 

Mais perméable aussi

Au sourire inconnu reçu dans l’ascenseur

Au rayon de soleil sur les quais à midi

A cet air de musique entendu par hasard

qui te porte le cœur

 

Et perméable encore

A la vie qui te fait, à la vie qui te prend

A la vie qui anime les enfants chaque jour

 

Au goût des clémentines

A la bière glacée ou au chocolat chaud

Aux soirées entre amis

où les rires s’envolent et fusent à l’infini

 

Et perméable encore

A celle qui ce soir laisse tes doigts redécouvrir sa peau

 

parce que tu vis.

Par ce que tu vis

Tout simplement.

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14/11/2006

 Toi et Moi

Stmichel4

 

   

     Un quatorze du mois de Toussaint

 

  Quand ta main et ma main,

  Tes yeux et mes yeux

  Tes lèvres et mes lèvres

 

  Quand pour la première fois

  Nous accordions nos pas

 

  Pour un soir, pour un jour, 

  pour un mois…

  Le temps d’un rêve à deux

  Une vie, pourquoi pas…

 

  Quand on s’aime

  Le temps ne compte pas

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25/10/2006

MétacommunicaPffffff

-          Salut machin,  Hey suis heureux de te voir ! Dis, tu connaitrais pas le titre du dernier morceau de Raffaël ? J’adore mais pas moyen de trouver les références sur le net. 

 

-          P.H.  

 

-          Péage ?  

 

-          Non, pas péage, PH !  Raphaël s’écrit avec PH !

 

-          Pourquoi tu me dis ça ?  

 

-          Parce que tu as dit « Raffaël » avec 2 F alors que son nom c’est « Raphaël » avec PH.

 

-          Attends,  comment tu peux entendre que j’ai dit « Raffaël » avec deux effes ?

 

-          Gros malin, tu rigoles ou quoi ?  Tu remontes à la première ligne de ce post, qu’est-ce que t'as écrit ?

 

-          Ecrit ? Mais j’ai rien écrit du tout Moi. A quoi tu joues, là ? Comment tu veux que je t'écriveuh puisseque je te parle, là pour le moment présentement avec ma voix douce et chaloupée ??

 

-          Tu me parles ? ? ? ? Avec ta voix ? Y s'fout d'moi ma parole ! Et ces caractères bruns sur fond beige là sur l’écran, c'est quoi alors ? Des postillons peut-être ?? et d'abord tu sais bien que  tu as dit « Raffaël » à la place de « Raphaël » !

 

-          Rgnmmmblllllllllllllll   proximus nous rapproche tous  Respirez inspirez relâchez.... Encore ? bon j'y vais. Tu mexcuseras mon vieux mais JE NE COMPRENDS RIEN DE RIEN A CE QUE TU ME RACONTES ! ! ! 

 

-          Comment ça tu comprends rien ??? et tout d'abord  pas la peine de crier, mon gars, moi je m’explique calmement. Alors toi aussi tu te calmes, OK ?

 

-          COMMENT CA, JE CRIE ? JE TE PARLE TOUT A FAIT NORMALEMENT MOI ! ! pourquoi tu dis que je crie ? ! !   J'te pose JUSTE une question, moi, ET TOI TU viens me répondre en parlant DE PEAGES ET D'EFFES ! ! !

 

-          KWA !? BON MAINTENANT, T’ARRETE  TON CIRQUE ! Tu vois je peux crier aussi si je veux !!!

 

-                 MAIS JE NE CRIE PAS ! ! !.

-          C’est pas possib ! Il me prends vraiment pour un monsieur connardcet espèce d'ériofne ! Et je code mes mots !
Bon puisqu'il faut que je t'esplique. Figure-toi qu'on signifie une hausse de ton en écrivant en
majuscules ! Tu vas me faire croire que tu le savais pas ? ou alors je finirai par penser que t'as pas inventé la cédille, toi eh Duçon ! Bon ! Alors ? T’as pas crié, peut-être ? et tes points d'exclamation un peu partout, c'était juste pour faire joli ??? pour planter des piquets autour de tes phrases ?

 

-         Comprends rien comprends rien comprends rien. Pardonne-moi, vieux, mais je commence à penser qu'y en a un de nous deux qui va pas bien du tout dans cette histoire.
Ah ben, voilà justement quelqu’un qui arrive. Si lui, il comprend ce que tu racontes, alors c'est moi qui suis fou.
Hep Chose, Oui, Toi qui  passes à côté de nous, tu comprends, toi,  ce que machin est en train de me raconter ?

 

-          Tu dis ? Pardon mec, désolé, impossible de te répondre, j’ai rien suivi,  je viens d’être créé à l’instant pour jouer le rôle de passant dans ce post.

 

-          Ah tu vois  !

 

-          Non je vois rien du tout

 

-          Ah j'te l'avais bien dit : il voit rien du tout… !

 

-          Attends, qui parle, là ?

 

-          Comment ça, qui parle là ?

 

-          Ben oui, qui est en train de parler, là ?

 

-          Ben moi évidemment…

 

-          Non mais y a vraiment un problème les gars, comment vous voulez qu’on reconnaisse qui est en train de parler, maintenant que nous sommes trois. Quand y avait dialogue entre deux personnes, on s’y retrouvait plus ou moins avec les tirets, mais maintenant… He ! Ho ! Hein ! Bon...

 

-        Ouais t'as raison... alors, ok, euh et si chacun parlait à son tour et  qu'on remplaçait le tiret par le nom de celui qui parle. T'es d'accord, euh, chose, truc... rappelle-moi comment tu t'appelles déjà ?

 

-         C'est pas possib pas possib. J’peux pas y croire, ils sont tous dingues. Bon, de toute façon si y en a un de trop, je me casse et c'est pas triste. A+ les mecs.

 

-          C’est ça allez Tcho, et bonjour chez toi, reviens quand tu veux, andouille va. Bon, maintenant que ce plouc s'est cassé, on en était où dans tout ça ?

 

-          Euh... Dis-donc, c’est lequel qui s’est cassé là ?

 

-          Ben c’est Lui puisque c’est pas Toi ni Moi

 

-          Oui mais qui t’es Toi ? Dis-moi... c’est avec Toi que je discutais tantôt ou avec Lui ?

-          Ah non, pitié, ce coup-ci je jette l' eponge , On s'en sortira jamais...  Tu m'excuses mais j'ai assez perdu de temps. J'me casse aussi. Tcho, mec!!!!! 

 

-          Eh, attends, machin, ne partons pas fâchés, euh… 


Bon, ça y est me v’la tout seul. Me reste plus qu’à retourner sur google et à entrer "Raphaël" écrit correctement ce coup-ci, j’aurai peut-être plus de chance de tomber sur le titre de cette putain de chanson. 

 

Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas

de ce post lamentable

et c'est bien mieux comme ça

16:54 Écrit par 0 dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/10/2006

Un instant d'éternité

 
Porte

 

Autour d’elle se dressaient quatre murs immobiles

 

Elle se tenait debout, presque en déséquilibre, effleurant la poignée.

 

Qu’y avait-il derrière la porte ?

 

 

 

Une cour intérieure semée de pavés gris où vient s’éparpiller une lumière avare  ?

 

Un jardinet de ville entouré de béton où les broussailles luttent pour  gagner un  peu  d’air  ?

 

Un espace boisé cerné de sapins fiers où le vent vient jouer avec les cimes vertes  ?

 

Une roseraie sanguine irisée de soleil où les fleurs se balancent en montrant leurs épines ?

 

Un champ ocre de blés ondulant sous la brise imprégnée de chaleur d'un août resplendissant ?

 

Une steppe sauvage où erre la solitude entre les herbes hautes et les marais avides ?

 

Une montagne blanche qui grimpe à l’infini sous torrents et ruisseaux, pierres et avalanches ?

 

Un désert calciné criblé de sable cuit où les pas s’évaporent avant de s'y poser ?

 

Une mer en furie gerbée de vagues ivres qui giflent les navires et noient les espérances ?

 

Une foule en pagaille où les vies s’entrechoquent et où chacun avance comme il peut sans y croire ?

 

 

 

Ou simplement un arbre où s’asseoir un instant…

Un refuge où pleurer à l’abri des  regards…

Une oreille attentive, un ami, un amant…

 

Ou simplement le vent, le vide, le hasard…

Quatre murs immobiles…

 

Qu’y avait-il derrière la porte ?

 

Elle se tenait debout, presque en déséquilibre, effleurant  la poignée

Elle respira très fort….

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07/09/2006

La vie, les mines et les pieds

 
C’était au temps lointain où mon parcours vers l’école traversait un champ de mines.
 
 
 

 

La place du Palais menant au collège était couverte de larges pavés, séparés par des fils invisibles et  mortels.

 

Chaque enjambée devait obligatoirement me déposer au centre d’une dalle.

 

Et si mon pied, mal assuré, loupait la cible et rencontrait le bord, c’était le contact avec le fil, l’explosion et la mort assurée...

 

Ce n’était pas un rêve, c’était la réalité que je m’étais inventée.

 

Si je touchais un bord, je ne mourais pas pour de vrai,  mais je mourais quand même vraiment.

 

Et c’était important.  Assez important pour ne plus regarder les arbres en fleur, les gens ni les oiseaux.

 

Mais regarder mes pieds.

 

Toujours regarder où je mettais les pieds, ne pas faire un faux pas, garder le regard fixé sur les chaussures, sur cet horizon de quelques décimètres pour éviter la mort.

Ne pas quitter des yeux mes pieds.

 

A tel point qu’au bout du compte, j’en perdais parfois le chemin et arrivais en retard à l’école.

 

 

 

On vieillit mais on ne change pas.

 

Depuis l’enfance, la vie est toujours faite d’un ensemble de dalles sur lesquelles traverser. Devant soi la vie, les rêves, l’inaccessible étoile, les monts et merveilles…

 

Et pourtant….

 

Pour ne pas changer il faut qu’on regarde ses pieds.

 

Sans en mettre un de travers, sans faire de faux mouvement, sans basculer dans le précipice... éviter de regarder trop loin devant soi mais regarder ses pieds, univers limité aux ficelles intouchables des règles implicites, du regard des autres, de la bienséance…  frontières invisibles aux origines floues mais qu’il faut  respecter…

 

 

Dis…

 

Crois-tu que j’arriverai à marcher en regardant devant moi, en choisissant ma route au delà de quelques décimètres ?

 

Ne pas devoir m’arrêter mais avancer tout en regardant vers le ciel, vers l’horizon là bas tout devant...

 

Crois-tu que ce soit possible ?

 

 

Crois-tu que si j’oublie les dalles, elles m’oublieront aussi ? Crois-tu que je n’exploserai pas ? Crois-tu qu'alors je pourrai m’envoler ?

 

Tu sais…

 

Parfois je me dis « heureux ceux qui louchent », non parce qu’ils verront deux fois Dieu comme dit cette blague idiote, mais parce qu’ils parviendront à  voir au loin tout en gardant à l’œil où ils placent leurs pas.

 

 

 

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31/05/2006

Paris sera toujours Paris

Déjà un an qu’on a passé un week-end à Paris. Que de souvenirs. Il me semble que c’était hier.

 

Ah, Paris au joli mois de Mai, quand les Champs Elysées sont en fleurs, juste deux mois après le champ de Mars… Euh.

 

Tiens, j’te raconte ?

 

Et puis non, découvrons ensemble.

Car Paris, c’est super, c’est comme un grand jeu de L’oie.

 

Tu veux jouer avec moi ? Voici deux dés, des tickets de métro, un guide touristique (incontournable)…

 

 

ceci n'est pas une pub

 

 

 

C’est parti ! Le dernier à Montmartre paye un verre.

 

 

0.       Démarrre de Innnne un samedi au petit jour en compagnie de ta Brune, de la Sauterelle, de la Grenouille et de l’Asticot. N’oublie pas tes valises, tes cartes bancaires, ton guide touristique évidemment.

 

1.        Péage sur l’A1/E19. La circulation est dense. Insère-toi dans une des douze files qui se forment pour 9 guichets ouverts. Jette les dés. Si tu obtiens 6, 7 ou 8, ta file ne mène à aucun guichet. Passe 2 tours à essayer de te rabattre dans une autre file sans égratigner  les autres bagnoles.

 

2.        Château de Vincennes. Te voilà aux portes de Paris. Comme t'es un petit  malin, t’as décidé de ne pas tester ta conduite dans la capitale et de ne pas  te disputer avec ta moitié sur le choix des itinéraires et surtout de pas t’arracher les cheveux à chercher un parking..  
Tu laisses la voiture, tu prends le métro et tu vas directement avec ta famille vers l’île de la Cité puisque les enfants l'ont expressément demandé. Si tu passes par la case départ, reçois 400 EurosAllez, non c’est une blague, dans ce jeu-ci, quoi que tu fasses, tu payes.

 

3.       Notre Dame de Paris.  Eh oui, légère déception de la part des gosses qui en avaient une autre image. Allez, t’occupe pas de la cathédrale. Cherche en vitesse les toilettes pour ton Asticot, n’ayant pas de pantalon de rechange pour lui.

 

 

4.        Te voici à l’intérieur de Notre Dame de Paris.  Passe deux tours pour lire religieusement  à ta famille les pages du Guide relatives à la cathédrale pendant que tes enfants te signifient qu’ils voudraient sortir donner du pain aux pigeons et que ta Brune prend des photos un peu plus loin.

 

5.        Quittez Notre Dame et décidez de flâner sur les quais de Seine Rive Gauche. Essaye de retrouver les paroles d’une chanson dont le refrain commence par « sous les ponts de Paris ». Ecoute la suggestion de ta Grenouille « sous les ponts de Paris, qu’est-ce que ça sent le p… ». Acquiesce sans mot dire et avancez rapidement de 3 cases jusqu’au Pont des Arts.

 

6.        Eh, mine de rien vous arrivez au Louvre, là présentement dis donc.  Tu visiteras une autre fois ! On ne peut pas tout faire en un week-end. Va jusqu’à la place des pyramides envahie par la foule, lis religieusement  à ta famille les pages du Guide relatives à l’historique de cet édifiant édifice pendant que tes enfants cherchent des  pigeons à qui donner du pain et que ta Brune prend des photos un peu plus loin.


Constate brusquement l’absence de  l'Asticot. Rameute ta Brune, la Sauterelle et la Grenouille, dispersez-vous aux quatre coins de la place et fais-toi un sang d’encre durant 3 tours.


Décide ensuite de reculer de 5 cases  jusqu’à la Cour carrée.

 

  

7.        Retrouve l'Asticot éperdu et en pleurs dans la Cour carrée, récupère ta Brune et perds à nouveau 2 tours à retrouver la Sauterelle et la Grenouille disséminées dans la foule.

 

8.        Remontez vers la place de la Concorde et  soufflez un coup au Bassin des Tuileries en regardant les jolis petits bateaux à louer par un vieux monsieur que ça te donnerait presque une idée de post pour ton blog.

 

 

 

 

9.        Oh zut, la première journée touche déjà à sa fin ! Va retrouver la voiture et passe 3 tours à l’hébergement que tu as réservé en périphérie via internet.

 

Pause, donc.

 

Va Faire dodo et reviens demain. 

 

Fin de pause, donc et voilà t'y pas qu'on se retrouve plus vieux d'un jour.

 

10.     Après une bonne nuit réparatrice (tu parles), laisse à nouveau la voiture au Château de Vincennes et prends le Métro pour revenir place de la Concorde.

 

11.     Accompagne  ta famille qui voudrait remonter les Champs Elysées,  et  ta marmaille, ils chantent de ton enfance une chanson que t'es étonné qu'ils connaissent en marchant à tue-tête  si t'as pas compris ce que je viens d'écrire, relis la phrase lentement et remets les mots dans l'ordre.
Passe  un tour pour laisser ta Brune acheter une glace à tout le monde chez un marchand ambulant.
Perds ensuite deux tours en t’arrêtant tous les dix mètres pour aider ta Brune à essuyer la crème qui coule sur les vêtements de ta progéniture.

 

12.     Arrivée Place Charles de Gaulle. Lis religieusement  à ta famille les pages relatives à l’Arc de Triomphe pendant que tes enfants veulent aller donner du pain aux  pigeons et que ta Brune prend quelques photos un peu plus loin.
Partez ensuite directement par métro jusque Passy (vite que ça hé oh). 

 

 

 

13.     Passy. Traverse le quartier à pied en te faufilant entre les Jaguar et les Bentley jusqu’au Trocadéro, pour faire découvrir à ta famille la Tour Eiffel sous son meilleur jour.

 

14.     Trocadéro, oh, qu’c’est boooo !  C'est justement l'heure de casser la croûte. Ouvre le sac à dos et demande à ta Brune si elle a les sandwiches pour le déjeuner. Entends-la te répondre que tu lui avais dit que tu t’en occupais. Rââââle un bon coup et recule de quinze cases jusqu’à la première boulangerie ouverte.

 

 
Désolé elle est plus facile à caser dans ce sens

 

 

15.     Après vous être restaurés dans les jardins du Trocadéro, descendez en bord de Seine. Dépose tes affaires sur un muret et  prends appui pour filmer la Tour Eiffel depuis les quais.
Perdez ensuite 2 tours à acheter quelques souvenirs inutiles.

 

16.     Au pied de la Tour. Décide avec la Sauterelle de prendre l’ascenseur tandis que ta Brune, qui n'a aucun goût pour l'altitude, envisage d’aller promener sur  le Champ de Mars avec la Grenouille et l'Asticot.


Réalise la longueur de la file d’attente et propose plutôt à ta famille d’aller visiter les toilettes, plus rapide d’accès et aussi beaucoup moins cher.
Attends ta petite famille durant un tour (eiffel) – Waouaaah, c'est trop, je me demande où je vais chercher des jeux de mots pareils.

 

17.     Retourne sous la Tour eiffel pour lire religieusement  à ta famille les pages du  Guide relatives à sa construction pendant que tes enfants partent à la recherche de pigeons à qui donner à manger et que ta Brune va prendre quelques photos un peu plus loin.




Réalise  à ce moment que tu as laissé ton Guide sur le muret mentionné au point 15.



Recule
en vitesse de 10 cases pour  acter la disparition   de l’indispensable opuscule.


Continue  avec tes proches jusqu’à la station de métro voisine en appréciant leur profonde consternation  face à cette inestimable perte.

 

18.     Allez directement  en métro jusqu’à Abesses pour clôturer ces deux journées par un bon verre sur une terrasse de la Butte Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19.     Prends un bain de foule sur la butte Montmartre et laisse tes enfants s’extasier devant les multiples authentiques peintres pour touristes. Recherche ensuite vainement les lieux de tournage d’Amélie Poulain en râââlant  parce qu’ils étaient certainement mentionnés dans le Guide perdu au point 15.

 

20.     Passe deux tours à faire l’inventaire des terrasses bondées sur la Butte et convainc ta Brune qu’il est tout aussi agréable de terminer la visite de Paris par un bon verre de Muscadet au calme près du Château de Vincennes.


 

21.     Changez de métro à Concorde et retrouvez-vous bloqués durant 30 minutes en raison d’un incident sur les voies. Supporte sans broncher l’humeur exécrable de ta famille qui meurt de soif.

 

 

22.     Après avoir attendu trois tours, et voyagé ensuite comme tu peux l'imaginer, odeur d'olive en moins et de transpiration en plus, terminez enfin ce week-end par un délicieux petit blanc sur une terrasse à Vincennes mais grouille parce qu'il est presque 20 heures et que ça va fermer. 

 

 

23.     Reprenez enfin  la route, la tête pleine de souvenirs. Promettez solenellement de revenir dans la Ville Lumière pour une autre passionnante aventure.

 


                                                     

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03/05/2006

Quelques traces de pas sur la toile

 On se rencontre, on se fréquente, on se sépare, on s’éparpille au vent graines de pissenlit, destinée qui est la nôtre.

 

Que sont-ils devenus, ces camarades du quotidien auxquels on a dit « au revoir » un après-midi de fin juin à la sortie de l’école, et qu’on n’a plus jamais revu, partis ensuite vers l’oubli ?

 

Comment s’appelait-il encore, le petit gros qui brossait systématiquement la visite médicale. Et l’autre qui s’était caché dans une armoire durant tout le cours de physique ?

 

On s’étonne de n’avoir plus de nom à coller sur les visages des photos de classe jaunies entassées dans une boîte à biscuits. Ces visages qui furent pourtant conjugués cinq jours par semaine du lundi au vendredi, de l'automne à l'été, de la première à la sixième…

 

Quand je reviens pour quelques heures dans ma ville natale, je guette un regard, un signe, une rencontre fortuite sur les trottoirs de la cité lainière de mon enfance mais il n’y a plus personne.

 

La roue a tourné. Parfois, un mot, une image éveille en moi un souvenir et il me revient brusquement  un patronyme et un prénom que je croyais oubliés.

 

Si je suis installé derrière mon PC, il m’arrive de lancer ce souvenir dans le puits virtuel, et j’attends le retour de l’écho.

 

Le plus souvent, le puits me renvoie simplement le silence, ou bien le nom me revient accompagné d’une destinée qui n’a jamais croisé la mienne. Généalogie de « X », né en 1850, mort en 1902.

 

Parfois  je reçois un élément unique permettant de reconstruire une bribe de vie. A partir d’une simple signature et d’une adresse figurant entre mille autres, sur une pétition internetisée contre la publicité dans les programmes télévisés pour enfants… J’imagine le chemin parcouru, une vie de famille, les menus combats au quotidien.

 

Parfois je découvre un pan entier d’une nouvelle existence. Il voulait s’installer plus tard dans le Valais pour professer en tant que kiné, est-ce donc lui qui organise aujourd’hui des randonnées en VTT dans les alpes et dispose d’une adresse e-mail sur un portail Suisse ?

 

Parfois passé et présent se rejoignent. La copine qui venait pleurer sur mon épaule pour épancher ses peines de cœur à l’Université. Je la retrouve petite et menue, en robe courte sur une photo de classe des années 70 à son ancienne école. Un visage familier, enfantin que je n'ai pas connu… Deux lignes plus bas, mes recherches me la signalent comme directrice d'une maison de repos dans une ville brabançonne. Elle qui voulait devenir avocate.

 

Et puis le choc. Eeeh, celui-là qui piquait mes billes à la cour de récré ! Le voilà qui  s’affiche à présent, arrondi, dégarni, souriant, sur le site très officiel de « la Libre » !  Un article complet lui est consacré car il a été nommé voici peu Secrétaire général de l’organisme Trucmuche. Presque méconnaissable mais l’âge, les éléments de CV concordent, zutalors !!!

 

Quelques empreintes de pas, ici et là, laissées sur la grande toile. En silence, je remets le voile sur ces tranches de vie exhumées. Je n’ai pas contacté les adresses e-mail parfois disponibles. Peur de déranger, et puis que se dire ?  Il y a les soupers d’anciens où plus aucun ne va, les sites de copains d’avant où personne ne s’inscrit…

 

Le vent m’a promené un peu partout jusqu’à me déposer dans cette petite vallée où j’ai pris racine, loin du collège de mes enfances. Pourquoi retourner vers le passé ? J’ai des amis, un boulot, des centres d’intérêt, une fille aînée qui piquera bientôt les chandails de sa mère pour sortir avec ses copains. Dans 25 ans, elle repensera peut-être également à ceux-ci avec une pointe de nostalgie et se posera ces mêmes questions quant aux amitiés emportées... 

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23/03/2006

cot cot miaou wouah wouah meuh groiik clic

Eh, c’est quoi tout ce filet que tu trimballes. Tu pars à la pêche ?

 

Ah bon, c’est pour ton poulailler. Tu dois confiner ta volaille… Rapport à la grippe aviaire. C'est déjà maintenant que tu t'y prends ?

 

Eh, Tu vas t’amuser, là. T’en as pour l’après-midi à essayer de tendre ce truc !

Et t’y crois, toi,  que c’est un bête filet qui va l’arrêter, le hache cinq haine hun ?

M’étonnerait, moi.

 

Écoute, je vais te dire une chose.

Tu me fais bien marrer avec tes poules. Moi j’ai résolu tout ça depuis longtemps.

 

Ah, tu te demandes comment,  Jonathan ? 

Eh bien, Fabien, je me suis lancé dans l’élevage virtuel.

Fini les lapins des gosses,  les crottes partout,  les déchets à porter au compost.

 

Fini de changer l’eau des poissons tous les dimanches.

Plus de chat qui pisse sur le couvre-lit. Maintenant, le chat, il reste épinglé en haut à droite de l’écran.

L’est mignon hein ?

 

Plus de souci de puces, fini de sortir Médor sous la pluie.

 

Cool, cool je suis.

 

Tiens,  comme j’ai le temps,  je me suis même lancé dans les courses de chevaux, oui môssieur.

Et les animaux exotiques, je peux ossi,. Rien ne m’arrête.

 

Cool,  j’te dis.

 

Tiens,  si tu veux tout savoir,  pendant que tu passais ta matinée à faire le tour des magasins pour ton filet, moi, je me suis réservé à l’aise mes prochaines vacances. Regarde ce que je me suis trouvé.

 

Tu dis ? Si j’ai gagné au Lotto ?

Pourquoi tu demandes ça ?

Ah, oui, le prix… Ah, c’est sûr, c’est pas donné, mais pouvais pas faire autrement.

 

Suis pas du genre à les attacher au pied d’un arbre  moi. Tu  crois que ça se trouve comme ça, un gîte équipé d’une connexion ADSL ?

Bon, j’me sauve sinon j’arriverai encore trop tard pour les nourrir et y en a qui vont tomber malade.

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21/02/2006

Un pont vers l'infini

 

 

Hier soir, dehors, le nez dans les étoiles.

 
Il aurait suffi d’un rien pour tomber dans le ciel.

Pas un souffle, pas un nuage, rien ne m’en sépare.

 

Ca ne t’a jamais pris, cette sorte de vertige ?

 

Quitter cette  terre sphère suspendue dans le vide, poussière dans l’univers.

 

Brusquement, tu te détaches, toi, micromolécule, et tu tombes dans l’infini.

 

Tu es qui, toi, avec tes soucis, tes montagnes d’importance ?

Ton voisin à qui tu  fais la gueule depuis cinq ans pour un piquet de clôture qui empiète chez toi ?

Les traites de ta bagnole encore à payer à cause de ces jantes en alu que tu ne regardes même plus et que t’en a niqué une contre cette putain de bordure ?

Et l’effet de serre qu’il faudrait agir quand même  pour tes gosses plus tard,  et que fait le Gouvernement  ?

Et le prix du mazout ? Et comment tu vas payer les sports d’hiver alors ?

 

Et toute cette violence gratuite déversée continuellement par la télé et comment veux-tu que tes enfants aient encore des valeurs ?

Et la montée du fanatisme obscurantiste m’enfin ils se prennent pour qui ceux-là ?

Et cette terre gangrenée d’humanité, de guerres et de surproduction consommée….

 

Regarde-toi de plus haut, tu vois encore ta planète ?

 

Elle n’est même plus un point lumineux, une fois passée Saturne.

Toute la misère du monde n’est plus rien. Ton soleil devient une étoile parmi d’autres, la voie lactée une simple galaxie comme il en existe des milliards, disséminées en grappes minuscules dans le vide intersidéral.

 

Et s’éloigne encore et encore…

 

Tu arrives à l’endroit où l’espace et le temps se rejoignent….

 

Tout semble si simple à présent…

 

Et si l’ univers n’était que le fruit de l’éternuement d’un démiurge quelconque, d’une pollution nocturne au cours d’un rêve humide…

 

Sur une des particules éjectées,  à quinze milliard d’années de là, des êtres qualifiés d’intelligents se perdent en conjectures sur ce qu’ils appellent le Big Bang.

 

Un peu plus loin, sur une autre particule, quatrième planète d’un système solaire double situé à 28243 parsecs du centre de la galaxie M87, allongé au bord d’un océan d’acide sulfurique, un shmurtz perçoit à intervalles réguliers de 7 cycles une sensation désagréable au niveau du côté médian de son plasme.

 

Il ne s’imagine pas que cette sensation résulte d’un signal d’onde assimilé par ses capteurs énergétiques, et émis 62 millions d’années auparavant depuis la troisième planète d’un système solaire quelconque d’une galaxie voisine, par  un relais satellite tous les dimanche soir (GMT+1). La résonance magnétique responsable de cette sensation désagréable amplifiée par le signal TV correspond à  la voix d’un être vivant de race humaine qui répondait à l’époque au nom de Guy Carlier.

 

Un lent feulement dans le ciel me ramène sur terre. Sous les étoiles, un couple de points lumineux clignote et descend doucement vers l’Est, pour aller atterrir un peu avant  Liège.

Le pont vers l’infini est rompu. Je retire, collée à mes lèvres, la cigarette morte et l’écrase sous le talon, je jette un œil au piquet de clôture du voisin, noyé dans la pénombre, frissonne dans l’air givré tout en pensant au mazout à commander demain, traverse la terrasse vers la chaleur et la lumière…

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23/12/2005

Toi aussi participe à l'éducation de ton fils !

 

 

 










Ah, tiens, te revoilà ? Ca fait longtemps…


Mais regarde-moi ça mais regarde-moi ça mais regarde-moi ça.

T’as vu ce qui se passe chez nos voisins du sud ?

Meuh non, pas la brusque augmentation des ventes automobiles....

Allez, j’te le dis en mille.

Ils abandonnent la méthode globale

Evidemment, comme d'hab, en Belgique ils vont suivre...

Ben zuttalors.

Encore un pan entier de la vie de famille qui part à l’huche.

Quoi ?

Tu vois pas ce que c'est que la méthode globale ?

Mais si, souviens-toi Barbara.

Allez, un petit coup de Flashback

On fait comme au ciné, tu t'installes à l’aise en attendant le film. Lumières tamisées dans la salle etc…

Il était UNE FOIS, c'est une histoire belge

Quelque part ici ou ailleurs…

 

 

 

Ton asticot : Papa, z’ai fini mes devoirs, ze peux aller zouer ?

 

Toi : Une minute, on regarde d’abord ensemble. Montre-moi ce que tu as fait. Je lis : "Compte les fruits sur l’arbre et écris leur nombre". Bien ! C’est quel chiffre que tu as écrit ?

 

Ton asticot : Euh, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.

 

Toi : Ok, et c’est quoi que tu as écrit ?

 

Ton asticot : Euh, un deux, trois, quatre cinq, six, sept.

 

Toi : Attends, je ne demande pas de compter, je te demande de me montrer ce que tu as écrit. Je parviens pas à lire.

 

Ton asticot : z’ai écrit 7.

 

Toi : Ecoute… pour moi, c’est impossible de voir si tu as écrit 1, 4, ou 7, Bonhomme. Je prends la gomme, j’efface et tu me le refais correctement, ok ?

 

Ton asticot : Oui mais Madame, elle a dit qu’on pouvait aussi écrire 7 comme ça.

 

Toi : Non, là ça m’étonnerait ! Allez, sois sérieux, tu vois bien que c’est n’importe quoi, ce que tu as fait !

 

Ton asticot : Non, ze veux que tu laisses comme ça, et d’abord ze veux que c’est maman qui corrize mes devoirs. Elle, elle sait bien comment on écrit 7.

 

Toi : Maman rentre plus tard, aujourd’hui, alors tes devoirs tu les fait avec moi, ok ?

 

Ton asticot : Nan !

 

Toi : Oh, et puis zut, je vais pas m’énerver. Si tu veux laisser comme ça, tu laisses comme ça et tu verras bien ce que te diras ta Madame.

 

Ton asticot : Voilà, alors ze peux aller zouer.

 

Toi : Attends Bonhomme, tu permets que je jette encore un œil à ton journal de classe ? Ah, ta Madame, elle a aussi indiqué « relire la feuille ». On ne l’a pas encore fait ! Passe-moi ton classeur. Voyons cette feuille. Ok, on va lire ensemble la première phrase.

 

 

Entracte

 

Tu peux aller chercher des chips et puis tu reviens pour emmerder le voisin en mastiquant tout en chiffonnant le sachet durant le reste du film.

 

 

 

Ahah, nous voici dans le vif du sujet. Cette fois j’espère que tu es bien installé !

Le retour du retour de la méthode globale 134e épisode (résumé des épisodes précédents, ton asticot doit une fois de plus lire la première phrase de la feuille).

'tention, les lumières s’éteignent.

 

Toi : j’en étais où, moi avec tout ça ? Ah oui, je vais te passer la feuille et tu commences par me lire la première phrase !

 

Ton asticot : Maman a préparé de la tarte.

 

Toi : Eh ! Pas si vite ! je ne t’ai même pas encore montré la feuille. Voilà. Tu lis.

 

Ton asticot : Maman a préparé de la tarte.

 

Toi : Non, mon bonhomme. Un petit effort ! C’est presque ça mais ce n’est pas ça.

 

Ton asticot : Si ! c’est bien ça qui est écrit ! On l’a lue ensemble à l’école !

 

Toi : Bonhomme, je te demandes de lire et pas de répéter par cœur. Le premier mot, c’est quoi ?

 

Ton asticot : Maman.

 

Toi : Bien. Le deuxième maintenant.

 

Ton asticot : A préparé.

 

Toi : Mais non, lis, je te dis.

 

Ton asticot : Mais ze lis, moi et il est marqué « a préparé » !

 

Toi : Tu te moques de moi, là, je te demande de lire. Si c’est « a préparé » qu’il est écrit, tu dois avoir d’abord la lettre « a ». Montre-moi se trouve la lettre « a ».

 

Ton asticot : Mais ze te dis que c’est « a préparé » il est mis « a préparé » !!!!

 

Toi : Ah Non ! ne m’énerve pas, mon bonhomme, je sens que ma patience a des limites..

 

Ton asticot : Et moi ze - dis - qu’il - est - mis « a préparé » !!!!

 

Toi : Bon ! jerestecalmejerestecalmejerestecalme. On va procéder autrement. Je te montre la première lettre du mot. Dis-moi ce que tu lis.

 

Ton asticot : Vvvv ?

 

Toi : M’enfin non !

 

Ton asticot : Rrrrrr ?

 

Toi : Mais enfin, ça c’est trop fort ! comment vois-tu un V ou un R comme première lettre du mot « prépare » ?

 

Ton asticot : Mais z’en sais rien, on n’a pas appris la lettre que tu me montres !

 

Toi : Ecoute, tu essayes de me tourner en bourrique là. Si tu dois lire ce mot, c’est que tu as appris la lettre non ? et la suite ? le mot suivant ?

 

Ton asticot : De la.

 

Toi : Mais non ! c’est UNE tarte, pas DE LA tarte, c’est quand même visible, non ? …j'en ai marre, tu te fiches de moi, fils d’andouille !

 

Ton asticot : Waaaa, ze ne veux plus lire, ze veux maman ! c’est chaque fois pareil, c’est touzours moi qui est puni !

 

Toi : M'enfin, je ne t’ai pas puni ! je te demande juste de lire…

 

Ton asticot : Siiiii tu me punis !!!!! Tu m’a appelé fils d'andouille !!!! Ze veux maman. Ze veux ma-man !

 

Ta Brune : Allons bon, qu’est ce qui se passe encore. Je rentre à peine et depuis la rue j’entends des cris.

 

Ton asticot : C’est papa, il se fâche sur moi alors que z’essaye de lireuuuu.

 

Ta Brune : Mais c’est pas possible, Chéri ! A chaque fois que je te laisse t’occuper des devoirs, ça se passe mal !

 

Toi : Mbblblmkl.

 

Ta Brune : A force de t’énerver, tu vas juste réussir à le décourager. C’est ça que tu veux ?

 

Toi : Mais je…

 

Ta Brune : Allez, laisse-moi faire et va devant ton ordinateur. Tu en meurs d’envie, non ?! Bon, Bonhomme, regardons ensemble cette feuille. La première phrase.

 

Ton asticot : Snif… Maman a préparé de la tarte.

 

Ta Brune : Presque ça. Ecoute-moi bien. « Ma-man-prépare-une-tarte ».

 

Ton asticot : Maman prépare une tarte.

 

Ta Brune : Eh bien voilà. Sincèrement, chéri, tu vois ? ça va tout seul avec un peu de patience. C'était bien la peine de mettre tout le monde dans un état pareil ! Tu ne trouves pas ?

 

 

Et voilà, encore un moment de bonheur en famille. Toi aussi, participe a l’apprentissage de la lecture par la méthode globale, tant qu’il est encore temps !

 

Oh, j’allais oublier. T'es encore là ou bien tu as déjà quitté la salle ?

 

 

 

 

Ta Brune : M’enfin, tu aurais quand même au moins pu faire l’effort de vérifier le devoir du petit ! Tu trouves vraiment que ça ressemble à un 7, ça ???








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01/12/2005

Extrême jonction



 Il y a des jours…

…après avoir tant et tant traîné ta journée, mollets harassés et chevilles empêtrées,  tu échoues enfin le soir au pied du lit.

Tu laisses ton fardeau entre les pantoufles avachies et le bouquin du soir, tu t’enfonces dans l’édredon, tu te prépares à  larguer les amarres en rêvant déjà de l’évasion vers l’autre côté du cadran…

 

Mais le bateau n’est pas là, ou seraient-ce les amarres qui ne se larguent pas.

 

Tu cherches le sommeil tantôt à droite, tantôt à gauche, tantôt sur le dos au fil de la respiration de celle qui dort paisiblement juste à côté de toi.

Et c’est dans le lit que tu te noies.

Tu te raccroches à la moindre parcelle d’idée, à n’importe quel bout de rêve à attraper pour enfin décoller.

 

Rien... le ciel est désespérément vide tandis que, petit à petit, le fardeau du jour passé s’insinue, rampe sous l’oreiller, rejoint déjà celui de demain pour ne faire qu’un seul magma pesant.

Alors tu fuis le lit, tu erres dans la maison froide et sans lumière à la recherche d’un verre d’eau, d’un fragment de sommeil à glisser sous tes paupières fatiguées.

Faute de savoir que faire, tu te recouches enfin, tu recommences la nuit à zéro.

Maintenant ça va aller.

 

Tu penses très fort à ne pas penser de ne plus penser, tu cherches à te vider  l’esprit, et c’est à ce moment qu’arrive le point de détail, ce tout petit souci, un problème à résoudre qui t’attend de l’autre côté de la nuit, dérisoire et dont tu riras demain mais qui t’envahit, qui ne te lâche plus. Tu as beau te retourner, il te suit, te harcèle.

Puis arrive l’œil furtif vers les chiffres du réveil et c’est la panique. Tu es déjà si tard, si tôt. Les minutes défilent à une vitesse folle et de la rue parviennent à présent les premiers bruits qui tuent la trêve nocturne.

 

Plus le temps de dormir. Il ne te reste qu’à attendre calmement, les bras le long du corps, yeux ouverts dans le lit, que le réveil sonne, t’économiser pour tenir le coup encore une journée.

 

Non, tant pis tu te lèves. Tu te retrouves sur le quai, atone et sans âme, et le train est annulé. Le train pour où ? Tu ne prends plus le train depuis belle lurette. Et quelle est cette gare ? Et comment rentrer chez toi ? Tu regardes ta montre. Il est dix heures trente.  Ce n’est pas possible ! Tes collègues sont déjà au boulot et toi tu n’y es pas. Tu as dormi trop longtemps, tu n’as pas entendu le réveil.

 

Brusquement à ta gauche, dans les hauts parleurs, une voix grésille « …dissipation lente des brumes matinales. Plus tard dans la journée, de belles éclaircies apparaîtront mais le thermomètre fera grise mine. Les températures ne dépasseront pas …».

Ta Brune roule sur le côté et coupe la radio, soupire profondément. T’as les idées éparpillées tout autour de toi, tu maudis ce sommeil  tant recherché qui te colle à présent aux yeux, aux oreilles, t’empêche de quitter le lit. Tu trébuches dans tes pantoufles, t’empêtres à nouveau dans le fardeau qui s’accroche à tes mollets, à tes chevilles. Tu titubes jusqu’à la salle de bain, découvres ce visage aux yeux gonflés vieilli d’une nuit de plus.

 

Faudra attendre ce soir. Ca ira mieux demain, si tu trouves le chemin.


Extrême jonction


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10/11/2005

Transplaner ?

Transplaner, tu parles...

 

Eh, non mais ! tu crois vraiment qu’il faut se farcir 7 ans d’études à Pou de Lard pour apprendre à faire ça, Rebecca ?

Se retrouver d’un coup à l’autre bout du globe ?

 

Queue nenni ! Moi, il m’a fallu 5 minutes, le temps de m’installer devant mon PC pour y arriver. Et encore, Isidore

 

Tu veux voir ? Ok, j’te montre

T’as mis ta ceinture ? Parfait, nous voilà parti, Harry.

 

On va pas commencer trop dur, Arthur. Premier essai, et hop, nous voici déjà sur la grand place de Maville.

 

Comment tu trouves ? Oui, en fait, y a pas toujours beaucoup d’animation. Ca dépend des moments.

Si tu viens au marché de Noël, par exemple… là c’est bourré de monde.

 

Bon, on recommence, un peu plus loin à présent, que se passe-t-il à Leuleunoeud ?

Ca guindaille ? ou bien ça bloque ?

 

Tiens donc, puisque c’est sur le chemin, j’irais bien voir les bateaux. Oh, et puis tant qu’à faire, on va piquer jusqu’à la mer.

Hum, un peu humide, on dirait.

 

Alors Ca t’as plu ? T’en veux encore ?

D’accord, on repart vers le sud…

 

Paris ? Ah oui, pourquoi pas tiens. Elle ressemble à quoi, la Tour pour le moment ?

Tu dis ? T’en a profité pour aller voir si c’est vrai qu’ils étaient encore en train de rien foutre au CNRS ? Eh mais t’es un fameux indiscret, toi….

 

Allez, Zou, ce coup-ci cap sur l’Est. Waouh, on passe juste par le Mont-Blanc.

 

On s’éloigne, à présent, toujours plus loin. Tu n’as pas trop peur ?

 

Attends. On est maintenant ?

Oh, là, j’contrôle plus, je crois qu’on a franchement quitté l’Europe.

 

On se perd. Attends. Je m’arrête ici 2 minutes, le temps de m’orienter.

Quelle heure est-il ?

Eh, t’as vu la température ?

 

Ok, je vois où on est. C’est reparti. On passe le Pacifique d’un coup d’ailes, et on arrive sur la Côte Ouest de Bushland.

 

Non plus trop le temps de s’arrêter, faut qu’on rentre.

Tu rêves de Montréal ? T’as de la chance, c’est pas un trop grand détour.

Dans ce cas, moi je passe par la Grosse Pomme.

 

Allez, un dernier arrêt pour prendre un peu de soleil aux îles

Oups ! Ah ,non, là je crois que je me suis gouré.

 

Bon, tant pis, retour à la maison.

Eh, c’était mieux que Happy Rotter, n’est-ce pas ?

 

Voilà, j’te laisse. Je descends voir si la salle de bains est libre à présent.

Non, j’ai pas de webcam pour le vérifier d’ici.


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27/10/2005

Si vous avez manqué le début

Mais c’est pas croyable !

 

Qu’est-ce qu’il y a comme poussière ici…

 

Ca fait combien de temps, déjà ?

Tout ça  ?

 

Evidemment, ça fait longtemps.

 

Eh, mais tu crois que ça se fait en deux jours, le tour du monde en roller ?

 

Et encore, ce n’est rien comparé à la lecture du Da Vinci Code.

Faut se le farcir, et pas oublier les aspirines...

 

Tiens, au fait Tu étais au courant, toi, pour Jésus et Marie-Madeleine ?

 

Oui ? Qu'est-ce que tu dis ? Tout le monde le savait sauf moi ?

Sympa les mecs, vous auriez quand même pu me le dire.

On peut vraiment compter sur vous !

C’est toujours la même chose, pour les ragots, je reçois du faisandé.

 

Bon, c’est pas tout ça…

Maintenant que je suis là, je fais quoi ?

 

Allez, je nettoie, je range.

 

Un coup de balai par ci, un coup de balai par là.

 

Et, merde !

 

Tu sais quoi, je viens de me rendre compte que j’avais oublié de couper le compteur.

4525 ! Bonjour la facture ! C’est tout moi, ça.

 

Tiens, et c’est quoi, là par terre ?

 

Ah, mais c'est le bouquin que tu m'avais passé ! 

Le manuel du parfait blogueur…

J’en étais arrivé où la dedans ?

 

Règle 991.

Poster.

 

Evidemment, je m’en doutais...


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31/05/2005

... Ici aussi

  

 

 

 

Merci pour toutes vos visites, anonymes ou non.

 

 

Portez-vous bien...

 

 

 

.                                                                                                                           D.


23:00 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

25/05/2005

A day in the life

J’aime  percevoir la vie à travers les reflets mouvants, le bruit des images, la couleur des mots, le parfum des sons…

 

Je suis un enfant du surréalisme,  né un peu sur le tard, sans doute.

Quand j’ai débarqué sur terre,  Magritte était déjà trop vieux, Salvator Dali trop riche et Boris Vian trop mort.

 

J’ai eu pour nourrice  la doctrine des bons pères jésuites. Ils m’ont communiqué  la pensée, le cartésianisme, la rigueur, l’action réfléchie et le discernement. Ils m’ont même appris à me passer de Dieu, comme de  Saint Nicolas. Un simple effet secondaire de leur héritage.

 

Mais comme à beaucoup d’autres ils ont  permis aussi que continue à scintiller en moi sous le boisseau de leur enseignement cette petite flamme de folie qui m’anime encore.

 

Celle-ci s’est libérée lorsque j’ai eu 18 ans, au sortir de l’école,  à l’appel de la vie. J’ai alors explosé. J’ai voulu étudier les tréfonds de l’esprit humain sous toutes ses coutures et par tous les moyens, j’ai  tapissé ma chambre de peintures de Dominique Appia,  lu presque  tous les romans de celui qui ne m’avait pas attendu pour mourir, mélangé la nuit et le jour au gré des rencontres et des premières insomnies.

 

Jusqu’au jour où mon existence est partie vers d’autres chemins. Ma vie s’est canalisée, j’ai quitté ma chambre au lit  devenu brusquement trop étroit, et ses peintures de Dominique Appia, ses livres de Boris Vian, les laissant à la poussière.

 

 

 

Pourtant, il est étonnant de voir comme une pensée, une lecture peut resurgir d’entre les trous de la mémoire même vingt ans après, au choc d’un simple évènement.

 

L’évènement  fut amené l'an passé par mon Tonton, qui s’est éteint comme il avait vécu, paisiblement malgré les souffrances.

 

Il a fait le choix de sa propre sortie, tournant le dos aux us et coutumes ancrés depuis des générations dans les pavés usés des églises, sous les voûtes sombres et dans les vapeurs d’encens, marquant son indépendance vis à vis de toute religion ou philosphie, et ne gardant que ces deux phrases, apprises de mes grands parents et qu’il  nous a laissées comme ultime message :   « aimez vous les uns les autres et ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse ».

Que peut-on dire de plus ?

 

Mon Tonton maniait parfaitement l’humour, involontairement parfois,  irrévérencieusement souvent et toujours jusqu’à l’absurde. En cela je l'admire encore. C’est pourquoi je ne puis m’empêcher de penser aussi à ses funérailles surréalistes comme à un message d’outre tombe de sa part.

 

Nous nous sommes tous retrouvés, sous le soleil, au crématorium de G. pour la cérémonie sobre qu’il avait désirée,  et qui m’a replongé malgré moi dans « l’Ecume des jours »,  abandonné sur ma table de nuit depuis plus de 20 ans.

L’enterrement abominable de Chloé.  Il y avait de ça…

 

Le surréalisme commence avec la traçabilité des cendres, quand tu déposes sur le cercueil une plaque en céramique, restituée à la famille en même temps que l’urne, pour prouver qu’on n’a pas donné, pour gagner du temps, les restes du type incinéré juste avant.  Parce que c’est  déjà arrivé et qu’à certains endroits c’était monnaie courante, tout simplement.

 

Mais tout ça n’est rien par rapport à ce qui s’est passé durant la cérémonie,  lorsqu’on nous a collé comme accompagnatrice une bonne femme, à côté du cercueil, un micro à la main, l’œil rivé sur les 45 minutes chrono. Une bonne femme qui a commencé par réciter quelques phrases sans âme et hors propos avec l’émotion du supermarché quand on demande à la caisse 3 le responsable boucherie.

 

Une bonne femme qui, débutait chaque phrase par les mots  ‘le défunt’.

Dis-moi, bonne femme, as-tu seulement cherché à connaître son prénom, au défunt, avant de t’adresser ainsi à sa compagne qu’il avait serrée dans ses bras durant près de 60 ans,  à qui il avait donné trois enfants, qu’il avait regardée vieillir et qu’elle avait vu s’éteindre ?

As-tu pensé à ses trois enfants, mes cousins, présents dans cette salle, aux  petits enfants de mes cousins venus l’accompagner une dernière fois ?

 

Je sais, on t’impose d’en faire douze par jour, des cérémonies, pour remplir  tes 38 heures semaine. On t’oblige ainsi à entrouvrir les lèvres encore et encore, comme d’autres doivent entrouvrir… les deux métiers semblent si proche.

 

Tout en gardant l’œil sur l’horloge,  tu as mollement tendu le micro aux  présents qui voulaient honorer la mémoire du ‘défunt’.  Je t’ai entendue soupirer lorsqu’on  t’a demandé de te déplacer  trois mètres pour apporter le micro au frère aîné du défunt, pratiquement aveugle et qui voulait aussi dire au revoir à son compagnon de toujours. Tu as eu la décence de ne pas exiger de supplément de prix pour traitement spécial.

 

Heureusement, nous avons géré le temps qui nous était imparti et n’avons pas dépassé les 45 minutes. Je n’oserais pas imaginer la façon dont tu aurais interrompu la séance.

 

Une fois arrivé le moment de la crémation. On nous a fait patienter dans une salle avec sandwiches, café et boissons. Il était l’heure de midi. Les prix des consommations étaient affichés sur les tables, sans doute pour que les présents sachent combien la famille du défunt serait facturée. Il y avait aussi des tableaux au mur. Par moment je me demande si des prix ne figuraient pas également sur des étiquettes au bas des tableaux mais je pense que je rêve…

 

Enfin, nous avons récupéré les cendres. Du cercueil il ne restait qu’une petite boite. Toi la Bonne femme, tu étais à nouveau là avec tes phrases mémorisées dignes à se torcher le cul.

L’espace d’un instant j’ai regretté l’église et les vapeurs d’encens, la messe et le curé qui avait au moins le respect, même incompatible avec mes croyances…

 

Ici le respect se paye et, comme dans l’Ecume des jours, j’ai compris que mon Tonton n’était pas très riche.

Heureusement, nous avons ensuite regagné le soleil, un entrepreneur des pompes funèbres humain qui a trouvé le ton juste pour remettre les cendres à la famille et aider à la dispersion, au cimetière du village de mon tonton.

Boris Vian est retourné à sa poussière. Tout s’est terminé dans la sérénité.

 

Pour ma part, je me fiche bien de ce qui arrivera à ma vieille carcasse une fois que je n’y serai plus. Je souhaiterais moi aussi une cérémonie simple, détachée de toute religion, de toute philosphie, mon seul souhait est qu’on respecte à ce moment là ceux qui restent,  qu’on leur donne juste un peu de tendresse, ou alors un sourire ou bien avoir le temps.


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24/05/2005

Interlude musical

 

De ma 'tite filleule Frany, j'ai reçu ceci :

 

Une invitation que j'accepte avec grand plaisir.

 

1.2.3. Musique

 

Hop c'est parti

 

Qui vous rend joyeux : Quand plus rien ne va  - Mes souliers sont rouges

Qui vous rappelle un(e) ex-cop(a)in(e) : Simplement – W. Sheller
Qui vous fait pleurer : Julia – Pavlov’s dog
Qui vous fait rire : Eau et Gaz à tous les étages - Gainsbourg
Que vous écoutez le plus en ce moment : Little things of Venom - Arid
Qui vous fait réfléchir sur la vie : A ma place – Zazie / Axel Bauer

Qui vous fait réfléchir sur le monde : La corrida – Francis Cabrel
Qui vous rappelle celle ou celui que vous aimez : Careless whispers - George Michaël
Que vous auriez aimé écrire : Tous les cris les SOS - Balavoine
Que vous ne voulez plus jamais entendre : La chanson des Schtroumpf

Que vous voulez être jouée à vos funérailles : La marche funèbre
Que vous voulez être jouée à votre mariage : La marche nuptiale
Qui fait que vos amis pensent à vous quand ils l'entendent : Fichue bonne question

Qui vous rend nostalgique aujourd'hui : Hergest Ridge – Mike Oldfield
Que vous aimez d'un artiste que vous détestez Comme d’habitude – Claude François

Que vous admettez aimer honteusement : Je veux faire l’amour avec toi - Polnarev

Qui vous rappelle votre enfance : Drole de vie – Véronique Samson
Qui résume votre adolescence : Like a Rolling Stone – Bob Dylan
Dont vous aimez les paroles : Le jongleur – Maxime le Forestier

Que vous détestiez et que maintenant vous aimez : O-zone
Avec laquelle vous aimez vous réveiller : Le grand Bleu
Qui vous fait penser à quelqu'un qui est mort : Con te partiro - Bocelli
Qui vous rappelle la nuit : Au cœur de la nuit - Téléphone
Qui vous fait penser aux vacances : Ma vie toute ma vie - Travis
Qui vous fait penser à votre solitude : Les uns contre les autres – Fabienne Thibeault
Qui vous fait penser à ce que vous vivez en ce moment : Le temps de vivre - Moustaky

Qui n'est pas votre type de musique mais que vous aimez pourtant : Zebda

vous rappelle votre meilleur(e) ami(e) : Wuthering Heights – Kate Bush

Qui vous rappelle un membre de votre famille : Somebody out there - The Calling
Que vous pouvez chanter entièrement : Au clair de la lune

Qui vous rappelle une soirée excellente : One step beyond - Madness
Qui vient de sortir mais que vous aimez déjà : J’en sais que dalle j’écoute trop peu la radio

 

Je passe le relais à

 

Chloé (qui y a peut-être déjà répondu jadis, faut voir)

Mik que je salue au passage

Aurélia (félicitations à toi !)

 

Seulement si ça leur chante naturellement

 

Salutations à tous et à bientôt, ici ou ailleurs



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12/05/2005

Pourquoi j'ai fait ce blog (version 2)

Tu peux pas savoir le plaisir que j’éprouve à t’écrire ce post chaque semaine. Quand je pénètre dans la blogosphère, je quitte la pesanteur de mon enveloppe charnelle, je m’envole et enfin je vis.

 

Au gré des notes bleues de ma filleule, je pars au pays des licornes, prends le café chez Chadou, vole quelques grains de poussière de lune au passage, côtoie avec enthousiasme la folie esthétique, médite quelques sentences de philosophie gaiemikéenne, navigue au vent d’une plume ou sur les ailes des anges… et il reste tant de lieux à découvrir encore ici et ailleurs.

 

Hélas tôt ou tard, la poussière de fée  s’estompe, il me faut redescendre sur terre, retrouver ces mains trop grandes dont je ne sais que faire, cette mèche rebelle qui me tombe devant les yeux  à chaque coup de vent, ce corps gauche et inconfortable dont le moindre geste trahit la timidité. Et cette sensation désagréable d’avoir continuellement mon apparence offerte à tous les regards dès que je franchis les portes.

 

Tu sais quoi ?

En bon intrus, j’aurais aimé m’inviter à Charleroi ce 15 mai,  créer la surprise et apporter en toute simplicité une caisse de champagne, quelques plats de saumon et du foie gras aux truffes, à la bonne franquette. N’y pensons plus. Je n’ose même pas imaginer la tête que tu aurais tirée si tu m’avais vu débarquer. Pas que je sois si moche mais… je n’en dirai pas plus.

 

Une fois encore, ce dimanche après l’office, je resterai chez moi, profiterai de ces rares moments où le personnel est en congé pour exercer mes talents de cuisinier, faire des croque-monsieur à mon épouse enceinte et à nos enfants (authentique).  Et comme chaque dimanche j’y trouverai mon bonheur.

 

Je dois tout de même t’avouer une chose. Sache que ma survie dans la blogosphère ne tient qu’à ma discrétion. Tu me connais sans doute pourtant, mais sous d’autres noms.  Depuis tout petit, quand on parle de moi, on me colle les initiales « SAR » Salvatore Adamo Remerciant ?. Je n’en dirai pas plus…

 

Ici, j’ai choisi d’être indescriptible parce qu’ailleurs on ne me décrit que trop, on piège mes égarements, mes pas de travers, et c’est hélas vrai que souvent je n’en loupe pas une.

Mon blog c’est ma liberté. Mon blog est le seul endroit de cette galaxie où il m’est permis de signer n’importe quel texte, dire toutes les conneries qui me passent par la tête sans me faire ensuite massacrer par un Ministre Ménapien...

 

J’aime y parler de moi en tout anonymat, de la vie que j’aurais menée si la cigogne avait eu la bonne idée de me déposer ailleurs il y a un peu plus de 40 ans...

 

J’y emmène aussi celle que j’aime et j'aime à parler d'elle. Tu pensais vraiment que Mathilde était blonde ? Crois-moi sur parole…Bon, je n’en dirai pas plus.

 

Merci en tout cas de m’avoir compris, de respecter ce mystère autour de moi, de m’accepter tel que je suis, de ne jamais chercher à en savoir plus.

 

C’est tout.

 

A toi, présent et  à venir, salut.



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04/05/2005

Toi aussi adopte-les !

Tu ne les as jamais rencontré ?

 

C’est que tu n’as pas fait attention.

 

 

Pour ma part, ça fait quelques années que j’ai fait leur connaissance.

 

La première fois, c’était en fin de printemps quelque part entre Mawinne et Flalonne. Ils étaient là, assis sur une table, entre colifichets et livres pour enfants un peu écornés, dans une brocante comme il y en a tant d’autres.

Ils faisaient provision de soleil au sortir de l’hiver.

 

Discrets, ils évitaient d’attirer l’attention. C’est normal, c’est dans leur nature.

Pourtant, il a suffi que nous leur fassions signe pour qu’il sautent dans le sac de ma brune, entre mouchoir et paire de lunettes.

 

 

Ai-je raison de te raconter celà ?

Qui se souvient seulement de leur existence ?

Faut dire qu’il y a pas si longtemps, ils vivaient toujours dans les trous entre les rochers.

 

Pour subsister, ils piquaient quelques grains de blé à l’époque des moissons, chapardaient une pomme, une noix, une châtaigne pour l’hiver… Ils n’embêtaient personne.

 

Mais que peux-tu faire contre la civilisation ?

 

Lorsque les faucilles ont laissé la place aux moissonneuses et que les pesticides ont envahi les vergers, que le béton a comblé les trous des rochers…

 

 

Ils quittent la campagne, cherchent refuge où ils peuvent, se cachent là où c'est encore possible, chez mes amis poètes, dessinateurs, et dans les maisons anciennes qui respirent la lavande du fin fond des armoires.

 

 

 

Tu veux les rencontrer ? Ouvre simplement les yeux. Chez les artisans, aux rassemblements de conteurs, ils viennent parfois se montrer.

 

La plupart de ceux qui ont déposé bagages dans notre demeure proviennent du Petit peuple.

 

Ils sont tranquilles et se montrent très réservés. Pourtant, si le soir tu fais un feu dans la cheminée, si tu allumes une bougie, laisse un morceaux de fromage ou quelques noisettes, tu les vois qui s’amènent en silence et s’installent pour regarder les flammes danser.

 

 

Parfois, ayant fini journée, tu rentres chez toi fatigué et trouve la maison proprette, une bière préparée à côté du divan. Ce sont eux, c’est leur façon de te remercier.

 

 

Je ne sais pas exactement combien ils sont à présent à vivre chez nous et ça n’a pas d’importance. L’un d’entre eux vient apparemment de très loin, reste à l’écart et n’ouvre pas la bouche. Mais nous l’aimons comme les autres. Il a sans doute vécu des moments difficiles dans sa vie de Troll. Il se plait chez nous et c’est le principal.

 

 

 

Fais comme moi. Toi aussi héberge des Trolls, mais fais très attention. Chaque médaille a son revers et tout qui ressemble à un Troll ne l’est pas forcément ! Apprends à les reconnaître.

 

Si tu en vois des bleus à bonnet et culotte blancs qui essayent d’entrer chez toi et se font appeler par des noms imprononçables... Ce ne sont pas des Trolls.


C'est vrai, ils ne sont pas vraiment méchants, mais qu’est-ce qu’ils sont chiants !!!

Fuis-les comme la peste ! A la limite, si tu en vois un qui traverse sur la route juste devant toi, essaye de ne pas le louper.

 

 

Certains utilisent aussi les petites annonces pour se faire adopter, via Internet ou par d’autres moyens et se présentent comme Trolls. Ne leur réponds surtout pas, ce n’est pas du tout du genre des Trolls de se faire connaître par petite annonce. Ceux qui font cela sont des imposteurs énormes et immondes qui, une fois qu’ils ont trouvé ton adresse, viennent chez toi et cassent tout.

 

Demande à Tolkien, au Professeur Dumbledore ou à messieurs Tarquin et Arleston ce qu’ils en pensent, ils sont bien obligés de faire avec, maintenant.

 

Tu sais tout à présent. Si un jour tu te balades dans une vallée ardennaise au rendez-vous des conteurs, au marché des artisans, ouvre les yeux, cherche-les, ils ne demandent qu’à venir chez toi, ils apportent la joie dans ta maison…

 

Ceci n’était pas une pub…



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26/04/2005

C'est comme ça

Cette semaine, je débraye.

 

Tu t’y attendais pas, hein ? C’est que t’as pas bien lu le titre de mon blog. Indescriptible je suis, Indescriptible je reste. Si t’es pas content et que tu voulais te poiler, t’as qu’à aller voir chez Legr.. (ah oui j'avais dit pas de pub).

Moi, aujourd’hui je pars vers mes souvenirs au gré de ma Nostalgie...

 

Bon, allez, d'accord, tu peux venir avec moi... n'oublie pas de sauter par dessus la ligne blanche...



23:58 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Lorsque le temps s'arrête

 

J’ai 13 ans, je suis sur les bancs d’école des bons pères jésuites.

 

Innnne est à plus de 100 kilomètres. C’est un petit village comme un autre qu’à même pas encore de centre sportif. Est-ce que j’en ai seulement déjà entendu parler ?

 

J’ignore qu’il y a une Brune, à l’autre bout du territoire, en train de rêver à je ne sais quoi sur les bancs d’écoles d’un Institut de bonnes sœurs.

 

J’ignore qu’un jour on se rencontrera et qu’elle viendra déposer sa main sur mon épaule pour lire ce que je suis en train de t’écrire.

 

Les ordinateurs sont pour moi de grosses machines avec de grosses lampes et des bandes magnétiques. Je suis à cent lieues de me douter que c’est grâce à ces machines et à une grande toile qu'un jour nous pourrons nous parler.

 

 

 

Je viens d’apprendre un truc dingue. Le prof d’histoire, sans doute un peu poète, nous a annoncé qu’entre le 4 et le 15 octobre 1582 toutes les guerres s’étaient arrêtées. Aucun condamné à mort n’avait été exécuté. Aucune épidémie n’avait été frapper la planète.

En fait, entre le 4 et le 15 octobre 1582, c’est la terre elle-même qui s’est arrêtée de tourner.

 

Tu ne me crois pas, je sais c’est incroyable.  Incroyable mais vrai !! comme on dit à la TV. C’est fascinant, tu sais que le temps puisse ainsi s’arrêter durant 10 jours juste parce qu’un pape l’a décidé !

 

 

Je suis assis sur mon banc d’école. Le cours d’histoire bel et bien terminé… Hélas !  Je suis en pleine interro de maths et je dois expliquer par un jeu de symboles et de lettres pourquoi deux droites parallèles ne vont se rejoindre qu'à l’infini.

 

J’en sais rien moi. Pourquoi on veut à tout prix les faire se rejoindre, d’abord ? On peut pas les laisser tranquille les droites parallèles ?

 

Moi aussi je voudrais que le temps s’arrête, juste une heure, que je puisse quitter cette fichue classe ou au moins aller piquer dans mon cahier ces formules de géométrie auxquelles je ne comprends rien et les recopier sur cette fichue feuille d'interro.

 

On n’entend que les stylos qui crissent sur le papier. Ils sont tous le nez sur leur feuille. Le prof est assis sur sa chaise, il regarde par la fenêtre. Le voilà en train de bailler, la bouche grande ouverte. Tu peux bailler, espèce de crabe. Décroche-toi la mâchoire, tiens !

 

Mais c’est qu’il est en train de faire,  ce con ! Qu’est-ce qu’il fout là à rester ainsi la bouche ouverte ?!

 

Silence complet dans la classe. Je vois à deux mètres de moi une mouche. Je vois ses ailes, suspendues dans l’air. Je regarde autour de moi. Personne, plus personne ne bouge. Et l’autre, toujours en face avec sa grande gueule béante. Mais je rêve !

 

Je fais de grands gestes. Je crie ‘COUCOU’ à tue tête, pas de réaction.

 

 

Il faut que je fasse un autre test !

Je prends un élastique et un bout de papier.

Tu crois que depuis ma place, j’y arriverais ?

Premier essai à côté, deuxième essai contre le tableau.

Le troisième en plein dans le mille, entre les rangées de dents de l’abruti. Je suis un as !

 

Tiens, et la rouquine, assise deux rangs plus loin. Tout le monde a rigolé d’elle parce qu’après les vacances, elle s’est ramenée avec deux balles de tennis sous son T-shirt.

Tu crois que c’est vraiment des balles de tennis ?

Et si j’allais voir... et si c'était tout doux au creux de ma main... 

Non, ce serait péché et je devrais le dire à la confesse.

 

Allez, je vais pas rester là. Je sors ! 

Je suis dans la rue.

Les gens sont figés en plein dans leur action comme à Pompei.

Y en a qui sont vraiment ridicules.

Un chien lève la patte le long du mur, peut-être pour l’éternité.

Sur la place, quelques uns sont assis à la terrasse du café, je m’amuse à échanger les consommations.

Vous preniez un thé citron ? Tenez voilà une bière !

J’espère que je serai là pour voir leur tête, si tout à l'heure l’horloge se remet en marche !

 

Eh, là bas, plus loin ! le type qui sort de sa voiture !

Mais c’est une Ferrari !! une vraie, une rouge avec le petit cheval dessus ! J’ai exactement la même en miniature à la maison ! ! !

 

Là, désolé mais  je laisse pas passer l’occasion !

Monsieur, vous permettez que je retire les clés de vos mains ?

Merci c’est bien aimable. Je vais juste faire un tour et je vous la rapporte.

 

Ouah, le cuir, quel confort ! Je mets en marche !Le moteur ronronne et puis mugit. Quel pied, le bruit d’une pareille bagnole dans ce grand silence ! Quel rêve mon gars ! Je suis parti. Si je sais conduire ? Bien sûr, j’ai vu comment mon papa faisait.

 

Je voudrais voir là mer. Et pourquoi pas après tout ? C’est un peu compliqué sur l’autoroute parce qu’il faut se faufiler entre les voitures à l’arrêt mais je me débrouille pas trop mal. Pour le moment, j’en ai bousculé que trois ou quatre.

 

M’y voici déjà.  J'ai tant rêvé de la mer, depuis la rentrée. La mer c’est mes vacances, mes origines...

Avec ma ferrari, je vais rouler sur la plage, comme dans les films.  

Hop,  je descends le long de la digue.

 

 

Eh bien zut !

Voilà que je m’enfonce !!

Les roues envoient des montagnes de sable derrière moi mais je n’avance plus d’un centimètre.

 

Tant pis, je sors et je marche un peu. 

Il y a juste deux ou trois personnes figées, face à la mer.

Les vagues sont comme gelées. Période glaciaire...

Les mouettes sont des éléments de mobile immobiles, fixes, au dessus de l’eau.

 

Je ne m’y retrouve pas.

 

Je voudrais entendre le bruit des vagues au loin, respirer l’air du large à pleins poumons, sentir le vent dans les cheveux....

 

Il ne se passe rien.

 

J’ai l’impression que tout est mort autour de moi.

 

Je vais m’asseoir dans les dunes.

 

Je crois que j’ai un peu le cafard.

 

Je veux sortir d'ici ! 

 

J’ai peur de rester ici toute ma vie, bloqué dans cet univers où rien ne se passe…

 

Je me couche sur ce sable de décor de théâtre.

 

Je ferme les yeux,

 

Je voudrais oublier. Au moins revenir en arrière...

 

 

 

 

Le prof referme sa bouche, semble surpris, part d’une quinte de toux. 

Il finit par sortir un mouchoir pour y cracher le truc qui l’a fait tousser.

C’est un petit morceau de papier...

 

Il se redresse brusquement, nous dévisage tour à tour l’air inquisiteur mais tout le monde est penché sur sa feuille d’interro. Même moi qui le regarde à travers ma frange jusqu'au bout du nez.

 

Résigné, il se rajuste, jette un coup d’œil à l’horloge au mur.

-          Mesdemoiselles, messieurs, le temps est à présent écoulé. Tout le monde dépose son stylo. Dubois, veuillez ramasser les copies.

 

 

Maintenant, je me prépare à  passer plusieurs semaines avec la trouille au ventre.

Pas à cause du zéro en maths, ça j’ai l’habitude.

Mais parce que j’imagine les détectives de la police, avec leur grande loupe, en train de regarder les empreintes que j'ai laissées sur le volant d’une voiture de sport, ensablée quelque part à l’autre bout du pays.

 

 

C’est déjà loin tout ça et c’est vrai qu’enfant j’en ai rêvé souvent, que le temps s’arrête,  lorsque celui-ci n'en finissait pas d'avancer et que j’en pouvais plus d’être coincé sur les bancs de l’école.

 

Je me racontais alors des histoires. Maintenant je les écris. Pendant une heure, ici, le temps s’est arrêté…

 

On parlait de quoi déjà ?

 

Du 4 au 15 octobre 1582

Le Ve postulat d’Euclide

 







23:55 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

19/04/2005

Quand on aime, on ne compte pas

Ah te revoilà ? Mais ma parole !  Alors tu en redemandes !?
 
 
Eh bien merci... merci... merci...


Tiens, au fait... ! Jette donc un petit coup d’œil sur cet article que j’ai trouvé sur Internet.


T’as vu ? En 2004, le belge ne l’a fait que 105 fois, contre 136 en 2003.
Inquiétant, non ?
 
Tu crois que c’est dû à la nouvelle grille des programmes télé ?
Non, j'y crois pas non plus. Si t’as une idée la dessus, fais-moi signe...



Mais dis donc !  fais un peu le compte !
L’année passée, en Belgique on a quand même fait craccrac un milliard cinquante millions de fois. Un milliard cinquante millions de fois ! Tu t’imagines ? C’est quand même pas croyable. Tu trouves pas que ce monde n’est qu’un énorme B...... !?


Je comprends maintenant pourquoi je ne peux plus sortir de ma voiture sur une aire d'autoroute sans glisser sur un préservatif usagé !
Dès qu'on peut... n'importe où... n'importe quand... hop !
 
 

Tu dis ? qu'est-ce qu'il y a avec mes chiffres ? Tu penses que je me suis trompé ? Je dois diviser par deux ?
Ah oui, c’est vrai, on le fait plutôt à deux, donc vu sous cet angle ça fait seulement cinq cent vingt cinq millions de fois.
 
Quoi encore ? Oui, t'as raison il a aussi ceux qui font ça à trois ou plus, et les zoophiles, et les… Eh, viens pas me compliquer mes calculs hein ? !
 
Attends, par contre, là j’ai comme un doute. Je prends en compte toute la population, soit dix millions de Belges.  Est-ce que tu crois pas que je devrais décompter les enfants ? Mmm, ce serait plus logique non ? surtout depuis que Dutroux et Fourniret sont en prison


Tiens et Monseigneur Daneels ? Tu crois quand même pas que je devrais aussi le retirer de l'échantillon belge pour les statistiques ?

Tu dis ? 

Tu ne sais pas à quoi il a joué avec ses petits copains quand ils se sont enfermés durant plus d'une journée dans ce grand local sans fenêtre ?
Eh mais, ça va pas de me faire écrire des horreurs pareilles !? et aujourd'hui en plus !
 

Bon, je laisse tranquille le Cardinal Daneels. Au fait, ces statistiques, ça va de quel âge à quel âge ?


Attends, relisons bien l'article ! « belges de moins de 16 ans à plus de 55 ans ». C’est donc bien pour tout le monde et sans aucune limite !
Donc, si par malheur y en a qui ne le font pas ou pas assez, d’autres doivent le faire un peu plus pour tenir la moyenne nationale. Ah oui, Tu parles d’une fameuse responsabilité pour ceux-là...

 

Tiens, au fait, je me situe où moi là dedans ? Je suis bien un belge moyen, non ?
La jeune quarantaine sportive (en tout cas j’habite pas trop loin d’un centre sportif), marié,  père de famille…  Et je l’ai fait combien de fois, moi,  l’année dernière ?

Attends, je compte…
 
 
Ouais... Tu sais quoi, je vais décompter les jours où on ne l’a pas fait. Ce sera plus facile.


Alors d’abord il y a eu les fois où on a regardé  Derrick. Je sais pas pourquoi mais il ne s’est jamais rien passé après avoir regardé Derrick à la télé.


Ensuite il y a eu la fois où on était vraiment bien parti quand, brusquement, 
- Chéri on marche dans le couloir… 
Toctoctoc
Une seconde ! Mais qu’est ce que t’as fait de ma robe de nuit !? Oui. Qu’est-ce qu’il y a ?
Maman, j’ai mal au ventre et j’ai vomi dans mon lit..



Puis les fois où le rapprochement était en cours…
- Arrête mais arrête j’te dis ! j’entends des pas…
Toctoctoc
Qui c’est ? tu vois chéri que j’ai bien fait de garder ma nuisette…
Papa doit venir dans ma chambre.  Il y a un moustique et il m’empêche de dormir.
N.B. Bonne chance pour trouver un moustique de 3 mm dans une chambre d'enfant. T'as déjà essayé ?Surtout que si ta fille a laissé la porte ouverte en venant te chercher, c'est dans ta propre chambre que tu risques de retrouver la bête après 1 heure de recherche infructueuse.


Et puis toutes les fois où on s’était dit qu’on essayerait bien…
Toctoctoc
- Et merde ! Qu’est ce qui nya encore ?
- J’ai peur... il y a un monstre caché derrière mes rideaux et je veux dormir avec vous.


Et enfin les innombrables fois où on est resté tétanisés sous la couette parce qu’on se disait que si on bougeait ne fût ce que le petit doigt ou quoi que ce soit d’autre, on entendrait  des pas dans le couloir.



Alors, oui, je dois encore décompter les grosses fatigues, disputes, gnagnas, réunions le soir et rentrés trop tard.


Voilà je fais le compte, je soustrais, j'oublie pas de placer ma virgule là où il faut, et j’en arrive au chiffre de …attends…

KWA,  TOUT CA ? ? ?

Mais alors COMMENT il y est parvenu, le Belge Moyen, à le faire 136 fois en 2003 ?


Encore heureux qu’ils ont décidé de baisser la moyenne pour l’année d’après, et même avec ça…
Alors là, ça me troue le fût !

 

Scuse-moi, mais il faut absolument que j’en parle avec ma Brune. C'est la moyenne nationale qui est en jeu ! J’imprime cet article et je descends lui montrer.  Je reviens dans quelques minutes. Oui, tu peux mettre de la musique en attendant. 
 

                                                      .


 
Voilà, je suis de retour. Si elle a lu l'article ? Oui, enfin, rapidement car elle était occupée à mettre le contenu de la machine à laver dans le sèche-linge et elle avait encore deux lessives à faire.

 
Ce qu’elle a répondu ? Je crois qu’elle a dit quelque chose comme.. attends j’essaye de retrouver les mots exacts ; oui, elle a dit… 


« Sais pas… peut-être bien que le Belge moyen, il accorde parfois de l’intérêt à sa Brune à d’autres moments que lorsqu’elle est sous la douche, et qu’il ne passe pas tout  le reste de son temps libre à jouer sur son ordinateur ».

Et elle a même ajouté


 « Parce que tu sais, La Brune, quand après sa journée de boulot, elle a dû mettre les gosses  au lit toute seule, ranger la vaisselle, faire le repassage en tête à tête avec le chat qui dort dans le divan, eh bien au moment de se coucher, la Brune, elle n’a plus trop d’intérêt pour la bagatelle ! »
 


Voilà. C’est plus ou moins ce qu’elle a dit.


Ah oui ,elle a encore dit que je pouvais profiter de ce que j’étais en bas pour remonter la manne à linge et que ce serait bien que ce soir encore, quelqu’un trie les chaussettes car les enfants n’en avaient pas pour demain.

Tu crois qu’elle a essayé de faire passer un message ? Non, moi non plus j’y vois pas très clair…
 

Bon c’est pas tout ça. Je vois qu’il se fait tard, je te laisse ici. Passe une bonne soirée. Moi je vais aller trier des chaussettes.





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12/04/2005

Toi aussi rejoins le FRAG !

Kwa ????
 
Caisse que tu me racontes ???
 
Ta Brune arrive en fin de leasing et le remplacement est prévu avant les vacances ??
 
Attends, c’est une blague !
 
Ca existe vraiment cette formule ?
 
Oui ?
Alors là, non, connaissais pas du tout.
 
Mais c’est vraiment dingue ! En leasing, maintenant…
 
Tiens allez entre nous, c’est que tu t'es adressé pour ça ? juste pour savoir, bien entendu.
 
Ah, tu voulais simplement m'expliquer que ta Brune va avoir une nouvelle voiture de société ! Ah bon je me disais aussi...
 
Et qu'est-ce qu'elle a choisi ?
 
Ah, oui c’est pas mal. Tu as le catalogue ?
 
Tu permets que je jette un œil ?
 
Merci...
 
Ah, ouais, c’est vrai qu’elle a de la gueule, comme bagnole.
Tiens, et c’est quoi l’équipement standard ?
 
Air bag, climatisation, gnagnagna, direction assistée, mmm, ABS, oui ça vaut mieux. Lecteur CD, ouais pourquoi pas, + Un car kit mobile avec GPS…
 
Attends, j’ai dû mal lire, là. Je recommence....
 
Quoi, ne me dis pas qu’ils mettent le GPS de série maintenant !!!!
Mais c’est la fin de tout !
 
Comment ça, tu vois pas pourquoi c’est si grave ?
 
Mais t’es complètement con !
 
réfléchis un peu !
C’est encore un pas de plus vers le repli sur soi, vers la fin de toute communication !!!!!!
 
Ah, tu hausses les épaules ? Attends, je vais te rappeler, tu vas voir tout ce que tu es en train de perdre !!
 
Souviens-toi de la première fois que vous êtes venus chez moi...
 
Oui, c'est toi qui conduisais....








FLASHBACK


Toi : Chérie, je pense qu’on arrive tout doucement. Tu veux bien regarder le plan qu’ils ont envoyé ?
 
Ta Brune : Zut ! tu n'aurais pas pu me dire plus tôt que tu ne connaissais pas la route ? Mes lunettes sont dans mon sac !
 
Ton Asticot : Maman, je dois faire pipi !
 
Ta Brune: Encore quelques minutes mon bonhomme, on y est presque.
 
Ton Asticot : Je dois très vraiment, maman !
 
Ta Brune: Fais un nœud, mon bonhomme, on est sur l’autoroute et il pleut . Ma puce, tu veux bien attraper mon sac qui se trouve à l’arrière ?
 
Ta Sauterelle : Attends, maman, je me détache.
 
Ta Brune : Roule doucement, chéri, elle se détache !
 
Toi : Ca va, je ne suis pas sourd ! De toute façon, avec ce qui tombe je ne sais pas aller très vite.
 
Ta Grenouille : Eh, mais tu m’écrases le ventre avec ton genou !
 
Ta Sauterelle : Oh, que tu es douillette, toi alors ! Tu vois bien que je cherche après le sac de maman.
 
Ta Brune : Allez, mon Cœur, elle essaye de m’aider. Voilà, merci ma Puce ! Ca y est ! j'ai mes lunettes ! Alors il est où ce fameux plan ?
 
Toi : Dans la portière. Grouille-toi parce que je me demande si on n’a pas déjà passé la sortie...
 
Ta Brune : Eh, Oh du calme, je fais ce que je peux, moi ! Tu attends deux minutes, le temps de m'y retrouver !!! Voilà ! Bon, alors tu dois prendre la sortie numéro 27.
 
Toi : Ah, c’est malin, je m’en doutais. On l’a passée depuis trois kilomètres !!
 
Ta Brune : T’énerve pas ! Il suffit de sortir à la suivante et de repartir dans l’autre sens, c'est tout !
 
Toi : Ok. La voilà. Je prends donc la sortie suivante. J’y suis. Zut ! Pas moyen de remonter sur l’autoroute de l’autre côté. Je fais quoi maintenant ?
 
Ta sauterelle : Mais arrête de me donner des coups de coude !
 
Ta Grenouille : T’avais qu’à pas me marcher sur le ventre !!
 
Ta Brune : Allez, mon Cœur. Ta sœur ne l’a pas fait exprès.
 
Ta Grenouille : Si ! Elle l’a fait exprès !
 
Toi : Oh, les gosses, vous arrêtez maintenant, ce n’est vraiment pas le moment !
 
Ta Brune : Calmez-vous les enfants, vous voyez bien que votre père est énervé.
 
Toi
: Je ne suis pas énervé, je cherche la route, c’est tout ! Et ça m’intéresserait que tu m’aides un tout un petit peu ! J’ai deux panneaux. A gauche Flalonne et à droite Mawinne. Je vais par où?
 
Ta Brune : Attends, je regarde le plan... tu dois prendre direction Innnnne Omnisport.
 
Toi : Et tu vois où ça "Innnnne Omnisport" ? J’ai juste Flalonne et Mawinne !!
 
Ta Brune : Eh, si c’est pour me parler sur ce ton, tu peux aussi prendre le plan et te débrouiller tout seul ! Attends… bon.... essayons vers Mawinne.
 
Toi : Mawinne ? Ok, c’est parti !
 
Ton Asticot : Maman, je veux qu'on s'arrête !
 
Ta Brune : Courage mon bonhomme. Pense à autre chose. Il pleut trop fort pour s’arrêter sur le bord de la route.
 
Ton Asticot : Mais c’est la pluie qui me donne envie de faire pipi !
 
Toi : Encore un carrefour ! Et pas de pancarte cette fois-ci ! Ils ont vraiment été s’installer dans un bled pourri !
 
Ta Brune : Prends à droite.
 
Toi : A droite ? Non, ça n’a pas de sens ! Tu nous fais retourner vers l’autoroute ! Je prends à gauche.
 
Ta Brune : Bon, eh bien puisque MONSIEUR est si malin et que mon avis compte pour du beurre, tu trouveras ton chemin tout seul !
 
Ta Grenouille : WOUAAAH, ELLE M’A PINCEE !!!
 
Ta Sauterelle
: C’est ELLE qui continue à me donner des coups de coude !
 
Ta Grenouille
: Bouhouhou, elle m’a pincée, elle m’a pincée !
 
Toi : Maintenant ça suffit les gosses. Vous vous taisez ou je m’arrête et je distribue des claques !!
 
Ta Brune : Mais c’est TOI qui les énerves ! Si tu te calmais un peu ça irait déjà mieux pour tout le monde !
 
Toi : Evidemment, avec toi c’est toujours de ma faute ! Ah, mais c’est pas vrai ! Encore un carrefour sans aucune indication. Je tourne ou pas ?
 
Ta brune : C'est ton affaire ! Puisque tu sais tout et que de toutes façon tu n'en fais qu'à ta tête…
 
Toi : Ah, non ! là c’est trop fort, c'est fini. Je ne fais pas un mètre de plus !
Tu prends le volant et tu te démerdes.
 
Ta Brune :Rien du tout ! c’est trop facile ! Tu te fiches de ce que je te dis, tu nous paumes en pleine cambrousse et maintenant c’est moi que dois me démerder à cause de tes conneries ? Tu gardes le volant ! Laisse-moi te dire que tu n’es vraiment qu’un connard !
 
Toi : Quoi !? connasse toi-même, d’abord ! Non mais !
Qui c’est qui m’a fait louper la sortie en cherchant ses foutues lunettes ?
 
Ta Brune : C’en est trop ! Tu as raison ! Tu descends, je prends le volant ! Après tout c’est Ma voiture !
Tu iras à pied jusqu’à la gare la plus proche et tu t’expliqueras avec tes foutus copains !
Moi je pars avec les enfants chez Maman !
 
Toi : c’est ça, casse-toi, retourne chez ta mère !
 
Ton Asticot
: Maman, j'ai pas pu me retenir
 

FIN DU FLASHBACK

Voilà. Songe encore à ces moments inoubliables vécus en famille !

Garde-les au creux de toi ! Bientôt les voyages ne seront pour plus pour toi qu’une longue route monotone sans aventure et jalonnée de morosité.

A ce moment, tu regretteras de n'avoir pas adhéré plus tôt au
Front Résolument Anti GPS !


Et Lolll tiens !





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07/04/2005

L'historique

Ah ?


Tu veux savoir pourquoi je fais ce blog ?


Bon ! assieds-toi et prends un  café  car c’est une longue histoire.
Tout a commencé un jour de printemps il y a 7 ans, lorsque je suis venu m’installer dans cette sympathique vallée d’Innnnne avec ma petite famille.


C’était le déménagement. Nous étions en train de décharger la camionnette lorsqu’une voiture s’est arrêtée.
- Pardon Monsieur,  pourriez-vous m’indiquer où se trouve le Centre sportif ?
Zut alors. J’étais nouveau dans le coin et pas possible de renseigner cette accorte damoiselle. Tant pis, elle me remercia et continua sa route incertaine.
 


Trente minutes plus tard, alors qu’on essayait de sortir ce foutu piano qu’on a compris que bien après qu’il était entièrement démontable….
- Pardon, Monsieur, c’est par où le Centre sportif ?
Rgnntdjjj, sais pas vous aider. Excusez-moi mais je viens de me faire mal.



Le temps de souffler, alors que la camionnette était repartie et que ma Brune essayait de me masser le dos, une troisième voiture s’est arrêtée.
- Monsieur, gnagnagna Centre sportif ?
- NON BEUHEUHEU, je ne sais pas où est ce Centre Sportif. Si j’avais su qu’il y avait un Centre sportif à Innnnne, je ne serais JAMAIS venu m’installer ici !.



Trois jours se sont écoulés, durant lesquels on m’a demandé 27 fois la route du CS Innnne. Il suffisait que je sorte de chez moi. On venait même sonner à ma porte. Tu imagines l’angoisse lorsque je devais mettre le nez dehors.

 

C’est alors que j’ai pris mon courage à deux mains.
Femme ! donne-moi un sac et des vivres pour 3 jours. Je VEUX trouver ce Centre sportif.
- Prend soin de toi tout de même, pense aux enfants…
Trop tard j’étais parti , laissant ma Brune éplorée. Il le fallait ! Mais après moulte périls que je te raconterai une autre fois, je suis revenu victorieux.

Maintenant je savais.


Et ma vie est ensuite devenue un rêve. Jamais je ne me trouvais seul. Quand je voulais parler à quelqu’un. Je sortais sur le pas de ma porte et j’attendais.

- Monsieur ?
Oui charmante Damoiselle. Le centre sportif ? Rien de plus simple. Continuez tout droit jusqu’au rond point où se trouve la supérette. Prenez à droite. Cent mètres plus loin au carrefour suivant, encore à droite. Une petite rue qui descend. Prendre à droite à nouveau puis continuez pendant 500 mètres. Voilà vous y êtes. Vous ne pouvez pas vous tromper.


S’ensuivaient souvent des échanges de vue passionnants !
- Donc, si je vous entends bien,  c’est trois fois à droite ?
- Tout à fait, mais allez d’abord jusqu’au rond point, n’est-ce pas ?


Je fis des centaines de rencontres impromptues et tellement enrichissantes. En un seul jour, je parvins même à renseigner 54 personnes (oui, bon en fait d’accord, tu as raison, il s’agissait d’un car…).
 
Puis, sans que je m’en rende compte, le rythme a diminué. Je peux maintenant sortir sur le pas de ma porte, balayer mon trottoir, tailler le buis dans l’allée. Plus personne ne s’arrête. Je frôle la dépression.


Quoi. Qu’est-ce que tu dis Henri ? C'est parce qu'ils ont mis des panneaux ? Tu rigoles Anatole. Ca fait longtemps qu’ils ont mis des  panneaux  . Et pas qu’une fois, si tu veux tout savoir. Des panneaux pour le Centre sportif d’Innnnne, il y en a 14 au fond de mon grenier !


Non, cette fois, je dois lutter contre un ennemi plus puissant que moi. Un ennemi inhumain qui leur susurre « continuez… tout… droit » d’une voix froide quand ils passent dans ma rue, le nez sur leur cadran et  la fenêtre ouverte.

Voilà. Tout est dit.

Veux-tu que je te dise ? Je hais les GPS. Et puisqu’il n’est plus possible de faire des rencontres par d'autres moyens, tu sais maintenant pourquoi je me suis mis à Internet et que je fais ce  blog  !





11:59 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

06/04/2005

Il y eut deux jours, il y eut deux nuit

Puis vint le troisième jour.
Et il vit que c'était quand même assez bon comme ça et il alla se coucher.
 
MERCI spécialement à
       L'Intrus qui m'a fait découvrir les blogs
       L'Insomniaque qui m'a soufflé le nom et des idées de contenus
       L'Indigène pour la photo de fond
       L'Instruit pour son aide en HTML
 
et à vous tous, mes Invités, pour vos visites et pour les commentaires que vous voudrez bien me laisser.
 
Et puis, merci surtout  à Ma Brune pour son INDICIBLE patience passée, présente et sans doute à venir face à cette nouvelle lubie Indubitablement chronophage.
 
A suivre... mais pas trop vite car on s'offre un peu de repos
 
 


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03/04/2005

En construction

Et si tu veux jouer toi aussi tu peux cliquer  ici !!!!







22:52 Écrit par 0 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Il faut bien commencer un jour

Eh oui.
A force de passer voir chez les autres, il a bien fallu que ça me prenne aussi.
 
Bienvenue et un peu de patience.





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