26/04/2005

C'est comme ça

Cette semaine, je débraye.

 

Tu t’y attendais pas, hein ? C’est que t’as pas bien lu le titre de mon blog. Indescriptible je suis, Indescriptible je reste. Si t’es pas content et que tu voulais te poiler, t’as qu’à aller voir chez Legr.. (ah oui j'avais dit pas de pub).

Moi, aujourd’hui je pars vers mes souvenirs au gré de ma Nostalgie...

 

Bon, allez, d'accord, tu peux venir avec moi... n'oublie pas de sauter par dessus la ligne blanche...



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Lorsque le temps s'arrête

 

J’ai 13 ans, je suis sur les bancs d’école des bons pères jésuites.

 

Innnne est à plus de 100 kilomètres. C’est un petit village comme un autre qu’à même pas encore de centre sportif. Est-ce que j’en ai seulement déjà entendu parler ?

 

J’ignore qu’il y a une Brune, à l’autre bout du territoire, en train de rêver à je ne sais quoi sur les bancs d’écoles d’un Institut de bonnes sœurs.

 

J’ignore qu’un jour on se rencontrera et qu’elle viendra déposer sa main sur mon épaule pour lire ce que je suis en train de t’écrire.

 

Les ordinateurs sont pour moi de grosses machines avec de grosses lampes et des bandes magnétiques. Je suis à cent lieues de me douter que c’est grâce à ces machines et à une grande toile qu'un jour nous pourrons nous parler.

 

 

 

Je viens d’apprendre un truc dingue. Le prof d’histoire, sans doute un peu poète, nous a annoncé qu’entre le 4 et le 15 octobre 1582 toutes les guerres s’étaient arrêtées. Aucun condamné à mort n’avait été exécuté. Aucune épidémie n’avait été frapper la planète.

En fait, entre le 4 et le 15 octobre 1582, c’est la terre elle-même qui s’est arrêtée de tourner.

 

Tu ne me crois pas, je sais c’est incroyable.  Incroyable mais vrai !! comme on dit à la TV. C’est fascinant, tu sais que le temps puisse ainsi s’arrêter durant 10 jours juste parce qu’un pape l’a décidé !

 

 

Je suis assis sur mon banc d’école. Le cours d’histoire bel et bien terminé… Hélas !  Je suis en pleine interro de maths et je dois expliquer par un jeu de symboles et de lettres pourquoi deux droites parallèles ne vont se rejoindre qu'à l’infini.

 

J’en sais rien moi. Pourquoi on veut à tout prix les faire se rejoindre, d’abord ? On peut pas les laisser tranquille les droites parallèles ?

 

Moi aussi je voudrais que le temps s’arrête, juste une heure, que je puisse quitter cette fichue classe ou au moins aller piquer dans mon cahier ces formules de géométrie auxquelles je ne comprends rien et les recopier sur cette fichue feuille d'interro.

 

On n’entend que les stylos qui crissent sur le papier. Ils sont tous le nez sur leur feuille. Le prof est assis sur sa chaise, il regarde par la fenêtre. Le voilà en train de bailler, la bouche grande ouverte. Tu peux bailler, espèce de crabe. Décroche-toi la mâchoire, tiens !

 

Mais c’est qu’il est en train de faire,  ce con ! Qu’est-ce qu’il fout là à rester ainsi la bouche ouverte ?!

 

Silence complet dans la classe. Je vois à deux mètres de moi une mouche. Je vois ses ailes, suspendues dans l’air. Je regarde autour de moi. Personne, plus personne ne bouge. Et l’autre, toujours en face avec sa grande gueule béante. Mais je rêve !

 

Je fais de grands gestes. Je crie ‘COUCOU’ à tue tête, pas de réaction.

 

 

Il faut que je fasse un autre test !

Je prends un élastique et un bout de papier.

Tu crois que depuis ma place, j’y arriverais ?

Premier essai à côté, deuxième essai contre le tableau.

Le troisième en plein dans le mille, entre les rangées de dents de l’abruti. Je suis un as !

 

Tiens, et la rouquine, assise deux rangs plus loin. Tout le monde a rigolé d’elle parce qu’après les vacances, elle s’est ramenée avec deux balles de tennis sous son T-shirt.

Tu crois que c’est vraiment des balles de tennis ?

Et si j’allais voir... et si c'était tout doux au creux de ma main... 

Non, ce serait péché et je devrais le dire à la confesse.

 

Allez, je vais pas rester là. Je sors ! 

Je suis dans la rue.

Les gens sont figés en plein dans leur action comme à Pompei.

Y en a qui sont vraiment ridicules.

Un chien lève la patte le long du mur, peut-être pour l’éternité.

Sur la place, quelques uns sont assis à la terrasse du café, je m’amuse à échanger les consommations.

Vous preniez un thé citron ? Tenez voilà une bière !

J’espère que je serai là pour voir leur tête, si tout à l'heure l’horloge se remet en marche !

 

Eh, là bas, plus loin ! le type qui sort de sa voiture !

Mais c’est une Ferrari !! une vraie, une rouge avec le petit cheval dessus ! J’ai exactement la même en miniature à la maison ! ! !

 

Là, désolé mais  je laisse pas passer l’occasion !

Monsieur, vous permettez que je retire les clés de vos mains ?

Merci c’est bien aimable. Je vais juste faire un tour et je vous la rapporte.

 

Ouah, le cuir, quel confort ! Je mets en marche !Le moteur ronronne et puis mugit. Quel pied, le bruit d’une pareille bagnole dans ce grand silence ! Quel rêve mon gars ! Je suis parti. Si je sais conduire ? Bien sûr, j’ai vu comment mon papa faisait.

 

Je voudrais voir là mer. Et pourquoi pas après tout ? C’est un peu compliqué sur l’autoroute parce qu’il faut se faufiler entre les voitures à l’arrêt mais je me débrouille pas trop mal. Pour le moment, j’en ai bousculé que trois ou quatre.

 

M’y voici déjà.  J'ai tant rêvé de la mer, depuis la rentrée. La mer c’est mes vacances, mes origines...

Avec ma ferrari, je vais rouler sur la plage, comme dans les films.  

Hop,  je descends le long de la digue.

 

 

Eh bien zut !

Voilà que je m’enfonce !!

Les roues envoient des montagnes de sable derrière moi mais je n’avance plus d’un centimètre.

 

Tant pis, je sors et je marche un peu. 

Il y a juste deux ou trois personnes figées, face à la mer.

Les vagues sont comme gelées. Période glaciaire...

Les mouettes sont des éléments de mobile immobiles, fixes, au dessus de l’eau.

 

Je ne m’y retrouve pas.

 

Je voudrais entendre le bruit des vagues au loin, respirer l’air du large à pleins poumons, sentir le vent dans les cheveux....

 

Il ne se passe rien.

 

J’ai l’impression que tout est mort autour de moi.

 

Je vais m’asseoir dans les dunes.

 

Je crois que j’ai un peu le cafard.

 

Je veux sortir d'ici ! 

 

J’ai peur de rester ici toute ma vie, bloqué dans cet univers où rien ne se passe…

 

Je me couche sur ce sable de décor de théâtre.

 

Je ferme les yeux,

 

Je voudrais oublier. Au moins revenir en arrière...

 

 

 

 

Le prof referme sa bouche, semble surpris, part d’une quinte de toux. 

Il finit par sortir un mouchoir pour y cracher le truc qui l’a fait tousser.

C’est un petit morceau de papier...

 

Il se redresse brusquement, nous dévisage tour à tour l’air inquisiteur mais tout le monde est penché sur sa feuille d’interro. Même moi qui le regarde à travers ma frange jusqu'au bout du nez.

 

Résigné, il se rajuste, jette un coup d’œil à l’horloge au mur.

-          Mesdemoiselles, messieurs, le temps est à présent écoulé. Tout le monde dépose son stylo. Dubois, veuillez ramasser les copies.

 

 

Maintenant, je me prépare à  passer plusieurs semaines avec la trouille au ventre.

Pas à cause du zéro en maths, ça j’ai l’habitude.

Mais parce que j’imagine les détectives de la police, avec leur grande loupe, en train de regarder les empreintes que j'ai laissées sur le volant d’une voiture de sport, ensablée quelque part à l’autre bout du pays.

 

 

C’est déjà loin tout ça et c’est vrai qu’enfant j’en ai rêvé souvent, que le temps s’arrête,  lorsque celui-ci n'en finissait pas d'avancer et que j’en pouvais plus d’être coincé sur les bancs de l’école.

 

Je me racontais alors des histoires. Maintenant je les écris. Pendant une heure, ici, le temps s’est arrêté…

 

On parlait de quoi déjà ?

 

Du 4 au 15 octobre 1582

Le Ve postulat d’Euclide

 







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19/04/2005

Quand on aime, on ne compte pas

Ah te revoilà ? Mais ma parole !  Alors tu en redemandes !?
 
 
Eh bien merci... merci... merci...


Tiens, au fait... ! Jette donc un petit coup d’œil sur cet article que j’ai trouvé sur Internet.


T’as vu ? En 2004, le belge ne l’a fait que 105 fois, contre 136 en 2003.
Inquiétant, non ?
 
Tu crois que c’est dû à la nouvelle grille des programmes télé ?
Non, j'y crois pas non plus. Si t’as une idée la dessus, fais-moi signe...



Mais dis donc !  fais un peu le compte !
L’année passée, en Belgique on a quand même fait craccrac un milliard cinquante millions de fois. Un milliard cinquante millions de fois ! Tu t’imagines ? C’est quand même pas croyable. Tu trouves pas que ce monde n’est qu’un énorme B...... !?


Je comprends maintenant pourquoi je ne peux plus sortir de ma voiture sur une aire d'autoroute sans glisser sur un préservatif usagé !
Dès qu'on peut... n'importe où... n'importe quand... hop !
 
 

Tu dis ? qu'est-ce qu'il y a avec mes chiffres ? Tu penses que je me suis trompé ? Je dois diviser par deux ?
Ah oui, c’est vrai, on le fait plutôt à deux, donc vu sous cet angle ça fait seulement cinq cent vingt cinq millions de fois.
 
Quoi encore ? Oui, t'as raison il a aussi ceux qui font ça à trois ou plus, et les zoophiles, et les… Eh, viens pas me compliquer mes calculs hein ? !
 
Attends, par contre, là j’ai comme un doute. Je prends en compte toute la population, soit dix millions de Belges.  Est-ce que tu crois pas que je devrais décompter les enfants ? Mmm, ce serait plus logique non ? surtout depuis que Dutroux et Fourniret sont en prison


Tiens et Monseigneur Daneels ? Tu crois quand même pas que je devrais aussi le retirer de l'échantillon belge pour les statistiques ?

Tu dis ? 

Tu ne sais pas à quoi il a joué avec ses petits copains quand ils se sont enfermés durant plus d'une journée dans ce grand local sans fenêtre ?
Eh mais, ça va pas de me faire écrire des horreurs pareilles !? et aujourd'hui en plus !
 

Bon, je laisse tranquille le Cardinal Daneels. Au fait, ces statistiques, ça va de quel âge à quel âge ?


Attends, relisons bien l'article ! « belges de moins de 16 ans à plus de 55 ans ». C’est donc bien pour tout le monde et sans aucune limite !
Donc, si par malheur y en a qui ne le font pas ou pas assez, d’autres doivent le faire un peu plus pour tenir la moyenne nationale. Ah oui, Tu parles d’une fameuse responsabilité pour ceux-là...

 

Tiens, au fait, je me situe où moi là dedans ? Je suis bien un belge moyen, non ?
La jeune quarantaine sportive (en tout cas j’habite pas trop loin d’un centre sportif), marié,  père de famille…  Et je l’ai fait combien de fois, moi,  l’année dernière ?

Attends, je compte…
 
 
Ouais... Tu sais quoi, je vais décompter les jours où on ne l’a pas fait. Ce sera plus facile.


Alors d’abord il y a eu les fois où on a regardé  Derrick. Je sais pas pourquoi mais il ne s’est jamais rien passé après avoir regardé Derrick à la télé.


Ensuite il y a eu la fois où on était vraiment bien parti quand, brusquement, 
- Chéri on marche dans le couloir… 
Toctoctoc
Une seconde ! Mais qu’est ce que t’as fait de ma robe de nuit !? Oui. Qu’est-ce qu’il y a ?
Maman, j’ai mal au ventre et j’ai vomi dans mon lit..



Puis les fois où le rapprochement était en cours…
- Arrête mais arrête j’te dis ! j’entends des pas…
Toctoctoc
Qui c’est ? tu vois chéri que j’ai bien fait de garder ma nuisette…
Papa doit venir dans ma chambre.  Il y a un moustique et il m’empêche de dormir.
N.B. Bonne chance pour trouver un moustique de 3 mm dans une chambre d'enfant. T'as déjà essayé ?Surtout que si ta fille a laissé la porte ouverte en venant te chercher, c'est dans ta propre chambre que tu risques de retrouver la bête après 1 heure de recherche infructueuse.


Et puis toutes les fois où on s’était dit qu’on essayerait bien…
Toctoctoc
- Et merde ! Qu’est ce qui nya encore ?
- J’ai peur... il y a un monstre caché derrière mes rideaux et je veux dormir avec vous.


Et enfin les innombrables fois où on est resté tétanisés sous la couette parce qu’on se disait que si on bougeait ne fût ce que le petit doigt ou quoi que ce soit d’autre, on entendrait  des pas dans le couloir.



Alors, oui, je dois encore décompter les grosses fatigues, disputes, gnagnas, réunions le soir et rentrés trop tard.


Voilà je fais le compte, je soustrais, j'oublie pas de placer ma virgule là où il faut, et j’en arrive au chiffre de …attends…

KWA,  TOUT CA ? ? ?

Mais alors COMMENT il y est parvenu, le Belge Moyen, à le faire 136 fois en 2003 ?


Encore heureux qu’ils ont décidé de baisser la moyenne pour l’année d’après, et même avec ça…
Alors là, ça me troue le fût !

 

Scuse-moi, mais il faut absolument que j’en parle avec ma Brune. C'est la moyenne nationale qui est en jeu ! J’imprime cet article et je descends lui montrer.  Je reviens dans quelques minutes. Oui, tu peux mettre de la musique en attendant. 
 

                                                      .


 
Voilà, je suis de retour. Si elle a lu l'article ? Oui, enfin, rapidement car elle était occupée à mettre le contenu de la machine à laver dans le sèche-linge et elle avait encore deux lessives à faire.

 
Ce qu’elle a répondu ? Je crois qu’elle a dit quelque chose comme.. attends j’essaye de retrouver les mots exacts ; oui, elle a dit… 


« Sais pas… peut-être bien que le Belge moyen, il accorde parfois de l’intérêt à sa Brune à d’autres moments que lorsqu’elle est sous la douche, et qu’il ne passe pas tout  le reste de son temps libre à jouer sur son ordinateur ».

Et elle a même ajouté


 « Parce que tu sais, La Brune, quand après sa journée de boulot, elle a dû mettre les gosses  au lit toute seule, ranger la vaisselle, faire le repassage en tête à tête avec le chat qui dort dans le divan, eh bien au moment de se coucher, la Brune, elle n’a plus trop d’intérêt pour la bagatelle ! »
 


Voilà. C’est plus ou moins ce qu’elle a dit.


Ah oui ,elle a encore dit que je pouvais profiter de ce que j’étais en bas pour remonter la manne à linge et que ce serait bien que ce soir encore, quelqu’un trie les chaussettes car les enfants n’en avaient pas pour demain.

Tu crois qu’elle a essayé de faire passer un message ? Non, moi non plus j’y vois pas très clair…
 

Bon c’est pas tout ça. Je vois qu’il se fait tard, je te laisse ici. Passe une bonne soirée. Moi je vais aller trier des chaussettes.





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12/04/2005

Toi aussi rejoins le FRAG !

Kwa ????
 
Caisse que tu me racontes ???
 
Ta Brune arrive en fin de leasing et le remplacement est prévu avant les vacances ??
 
Attends, c’est une blague !
 
Ca existe vraiment cette formule ?
 
Oui ?
Alors là, non, connaissais pas du tout.
 
Mais c’est vraiment dingue ! En leasing, maintenant…
 
Tiens allez entre nous, c’est que tu t'es adressé pour ça ? juste pour savoir, bien entendu.
 
Ah, tu voulais simplement m'expliquer que ta Brune va avoir une nouvelle voiture de société ! Ah bon je me disais aussi...
 
Et qu'est-ce qu'elle a choisi ?
 
Ah, oui c’est pas mal. Tu as le catalogue ?
 
Tu permets que je jette un œil ?
 
Merci...
 
Ah, ouais, c’est vrai qu’elle a de la gueule, comme bagnole.
Tiens, et c’est quoi l’équipement standard ?
 
Air bag, climatisation, gnagnagna, direction assistée, mmm, ABS, oui ça vaut mieux. Lecteur CD, ouais pourquoi pas, + Un car kit mobile avec GPS…
 
Attends, j’ai dû mal lire, là. Je recommence....
 
Quoi, ne me dis pas qu’ils mettent le GPS de série maintenant !!!!
Mais c’est la fin de tout !
 
Comment ça, tu vois pas pourquoi c’est si grave ?
 
Mais t’es complètement con !
 
réfléchis un peu !
C’est encore un pas de plus vers le repli sur soi, vers la fin de toute communication !!!!!!
 
Ah, tu hausses les épaules ? Attends, je vais te rappeler, tu vas voir tout ce que tu es en train de perdre !!
 
Souviens-toi de la première fois que vous êtes venus chez moi...
 
Oui, c'est toi qui conduisais....








FLASHBACK


Toi : Chérie, je pense qu’on arrive tout doucement. Tu veux bien regarder le plan qu’ils ont envoyé ?
 
Ta Brune : Zut ! tu n'aurais pas pu me dire plus tôt que tu ne connaissais pas la route ? Mes lunettes sont dans mon sac !
 
Ton Asticot : Maman, je dois faire pipi !
 
Ta Brune: Encore quelques minutes mon bonhomme, on y est presque.
 
Ton Asticot : Je dois très vraiment, maman !
 
Ta Brune: Fais un nœud, mon bonhomme, on est sur l’autoroute et il pleut . Ma puce, tu veux bien attraper mon sac qui se trouve à l’arrière ?
 
Ta Sauterelle : Attends, maman, je me détache.
 
Ta Brune : Roule doucement, chéri, elle se détache !
 
Toi : Ca va, je ne suis pas sourd ! De toute façon, avec ce qui tombe je ne sais pas aller très vite.
 
Ta Grenouille : Eh, mais tu m’écrases le ventre avec ton genou !
 
Ta Sauterelle : Oh, que tu es douillette, toi alors ! Tu vois bien que je cherche après le sac de maman.
 
Ta Brune : Allez, mon Cœur, elle essaye de m’aider. Voilà, merci ma Puce ! Ca y est ! j'ai mes lunettes ! Alors il est où ce fameux plan ?
 
Toi : Dans la portière. Grouille-toi parce que je me demande si on n’a pas déjà passé la sortie...
 
Ta Brune : Eh, Oh du calme, je fais ce que je peux, moi ! Tu attends deux minutes, le temps de m'y retrouver !!! Voilà ! Bon, alors tu dois prendre la sortie numéro 27.
 
Toi : Ah, c’est malin, je m’en doutais. On l’a passée depuis trois kilomètres !!
 
Ta Brune : T’énerve pas ! Il suffit de sortir à la suivante et de repartir dans l’autre sens, c'est tout !
 
Toi : Ok. La voilà. Je prends donc la sortie suivante. J’y suis. Zut ! Pas moyen de remonter sur l’autoroute de l’autre côté. Je fais quoi maintenant ?
 
Ta sauterelle : Mais arrête de me donner des coups de coude !
 
Ta Grenouille : T’avais qu’à pas me marcher sur le ventre !!
 
Ta Brune : Allez, mon Cœur. Ta sœur ne l’a pas fait exprès.
 
Ta Grenouille : Si ! Elle l’a fait exprès !
 
Toi : Oh, les gosses, vous arrêtez maintenant, ce n’est vraiment pas le moment !
 
Ta Brune : Calmez-vous les enfants, vous voyez bien que votre père est énervé.
 
Toi
: Je ne suis pas énervé, je cherche la route, c’est tout ! Et ça m’intéresserait que tu m’aides un tout un petit peu ! J’ai deux panneaux. A gauche Flalonne et à droite Mawinne. Je vais par où?
 
Ta Brune : Attends, je regarde le plan... tu dois prendre direction Innnnne Omnisport.
 
Toi : Et tu vois où ça "Innnnne Omnisport" ? J’ai juste Flalonne et Mawinne !!
 
Ta Brune : Eh, si c’est pour me parler sur ce ton, tu peux aussi prendre le plan et te débrouiller tout seul ! Attends… bon.... essayons vers Mawinne.
 
Toi : Mawinne ? Ok, c’est parti !
 
Ton Asticot : Maman, je veux qu'on s'arrête !
 
Ta Brune : Courage mon bonhomme. Pense à autre chose. Il pleut trop fort pour s’arrêter sur le bord de la route.
 
Ton Asticot : Mais c’est la pluie qui me donne envie de faire pipi !
 
Toi : Encore un carrefour ! Et pas de pancarte cette fois-ci ! Ils ont vraiment été s’installer dans un bled pourri !
 
Ta Brune : Prends à droite.
 
Toi : A droite ? Non, ça n’a pas de sens ! Tu nous fais retourner vers l’autoroute ! Je prends à gauche.
 
Ta Brune : Bon, eh bien puisque MONSIEUR est si malin et que mon avis compte pour du beurre, tu trouveras ton chemin tout seul !
 
Ta Grenouille : WOUAAAH, ELLE M’A PINCEE !!!
 
Ta Sauterelle
: C’est ELLE qui continue à me donner des coups de coude !
 
Ta Grenouille
: Bouhouhou, elle m’a pincée, elle m’a pincée !
 
Toi : Maintenant ça suffit les gosses. Vous vous taisez ou je m’arrête et je distribue des claques !!
 
Ta Brune : Mais c’est TOI qui les énerves ! Si tu te calmais un peu ça irait déjà mieux pour tout le monde !
 
Toi : Evidemment, avec toi c’est toujours de ma faute ! Ah, mais c’est pas vrai ! Encore un carrefour sans aucune indication. Je tourne ou pas ?
 
Ta brune : C'est ton affaire ! Puisque tu sais tout et que de toutes façon tu n'en fais qu'à ta tête…
 
Toi : Ah, non ! là c’est trop fort, c'est fini. Je ne fais pas un mètre de plus !
Tu prends le volant et tu te démerdes.
 
Ta Brune :Rien du tout ! c’est trop facile ! Tu te fiches de ce que je te dis, tu nous paumes en pleine cambrousse et maintenant c’est moi que dois me démerder à cause de tes conneries ? Tu gardes le volant ! Laisse-moi te dire que tu n’es vraiment qu’un connard !
 
Toi : Quoi !? connasse toi-même, d’abord ! Non mais !
Qui c’est qui m’a fait louper la sortie en cherchant ses foutues lunettes ?
 
Ta Brune : C’en est trop ! Tu as raison ! Tu descends, je prends le volant ! Après tout c’est Ma voiture !
Tu iras à pied jusqu’à la gare la plus proche et tu t’expliqueras avec tes foutus copains !
Moi je pars avec les enfants chez Maman !
 
Toi : c’est ça, casse-toi, retourne chez ta mère !
 
Ton Asticot
: Maman, j'ai pas pu me retenir
 

FIN DU FLASHBACK

Voilà. Songe encore à ces moments inoubliables vécus en famille !

Garde-les au creux de toi ! Bientôt les voyages ne seront pour plus pour toi qu’une longue route monotone sans aventure et jalonnée de morosité.

A ce moment, tu regretteras de n'avoir pas adhéré plus tôt au
Front Résolument Anti GPS !


Et Lolll tiens !





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07/04/2005

L'historique

Ah ?


Tu veux savoir pourquoi je fais ce blog ?


Bon ! assieds-toi et prends un  café  car c’est une longue histoire.
Tout a commencé un jour de printemps il y a 7 ans, lorsque je suis venu m’installer dans cette sympathique vallée d’Innnnne avec ma petite famille.


C’était le déménagement. Nous étions en train de décharger la camionnette lorsqu’une voiture s’est arrêtée.
- Pardon Monsieur,  pourriez-vous m’indiquer où se trouve le Centre sportif ?
Zut alors. J’étais nouveau dans le coin et pas possible de renseigner cette accorte damoiselle. Tant pis, elle me remercia et continua sa route incertaine.
 


Trente minutes plus tard, alors qu’on essayait de sortir ce foutu piano qu’on a compris que bien après qu’il était entièrement démontable….
- Pardon, Monsieur, c’est par où le Centre sportif ?
Rgnntdjjj, sais pas vous aider. Excusez-moi mais je viens de me faire mal.



Le temps de souffler, alors que la camionnette était repartie et que ma Brune essayait de me masser le dos, une troisième voiture s’est arrêtée.
- Monsieur, gnagnagna Centre sportif ?
- NON BEUHEUHEU, je ne sais pas où est ce Centre Sportif. Si j’avais su qu’il y avait un Centre sportif à Innnnne, je ne serais JAMAIS venu m’installer ici !.



Trois jours se sont écoulés, durant lesquels on m’a demandé 27 fois la route du CS Innnne. Il suffisait que je sorte de chez moi. On venait même sonner à ma porte. Tu imagines l’angoisse lorsque je devais mettre le nez dehors.

 

C’est alors que j’ai pris mon courage à deux mains.
Femme ! donne-moi un sac et des vivres pour 3 jours. Je VEUX trouver ce Centre sportif.
- Prend soin de toi tout de même, pense aux enfants…
Trop tard j’étais parti , laissant ma Brune éplorée. Il le fallait ! Mais après moulte périls que je te raconterai une autre fois, je suis revenu victorieux.

Maintenant je savais.


Et ma vie est ensuite devenue un rêve. Jamais je ne me trouvais seul. Quand je voulais parler à quelqu’un. Je sortais sur le pas de ma porte et j’attendais.

- Monsieur ?
Oui charmante Damoiselle. Le centre sportif ? Rien de plus simple. Continuez tout droit jusqu’au rond point où se trouve la supérette. Prenez à droite. Cent mètres plus loin au carrefour suivant, encore à droite. Une petite rue qui descend. Prendre à droite à nouveau puis continuez pendant 500 mètres. Voilà vous y êtes. Vous ne pouvez pas vous tromper.


S’ensuivaient souvent des échanges de vue passionnants !
- Donc, si je vous entends bien,  c’est trois fois à droite ?
- Tout à fait, mais allez d’abord jusqu’au rond point, n’est-ce pas ?


Je fis des centaines de rencontres impromptues et tellement enrichissantes. En un seul jour, je parvins même à renseigner 54 personnes (oui, bon en fait d’accord, tu as raison, il s’agissait d’un car…).
 
Puis, sans que je m’en rende compte, le rythme a diminué. Je peux maintenant sortir sur le pas de ma porte, balayer mon trottoir, tailler le buis dans l’allée. Plus personne ne s’arrête. Je frôle la dépression.


Quoi. Qu’est-ce que tu dis Henri ? C'est parce qu'ils ont mis des panneaux ? Tu rigoles Anatole. Ca fait longtemps qu’ils ont mis des  panneaux  . Et pas qu’une fois, si tu veux tout savoir. Des panneaux pour le Centre sportif d’Innnnne, il y en a 14 au fond de mon grenier !


Non, cette fois, je dois lutter contre un ennemi plus puissant que moi. Un ennemi inhumain qui leur susurre « continuez… tout… droit » d’une voix froide quand ils passent dans ma rue, le nez sur leur cadran et  la fenêtre ouverte.

Voilà. Tout est dit.

Veux-tu que je te dise ? Je hais les GPS. Et puisqu’il n’est plus possible de faire des rencontres par d'autres moyens, tu sais maintenant pourquoi je me suis mis à Internet et que je fais ce  blog  !





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06/04/2005

Il y eut deux jours, il y eut deux nuit

Puis vint le troisième jour.
Et il vit que c'était quand même assez bon comme ça et il alla se coucher.
 
MERCI spécialement à
       L'Intrus qui m'a fait découvrir les blogs
       L'Insomniaque qui m'a soufflé le nom et des idées de contenus
       L'Indigène pour la photo de fond
       L'Instruit pour son aide en HTML
 
et à vous tous, mes Invités, pour vos visites et pour les commentaires que vous voudrez bien me laisser.
 
Et puis, merci surtout  à Ma Brune pour son INDICIBLE patience passée, présente et sans doute à venir face à cette nouvelle lubie Indubitablement chronophage.
 
A suivre... mais pas trop vite car on s'offre un peu de repos
 
 


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03/04/2005

En construction

Et si tu veux jouer toi aussi tu peux cliquer  ici !!!!







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Il faut bien commencer un jour

Eh oui.
A force de passer voir chez les autres, il a bien fallu que ça me prenne aussi.
 
Bienvenue et un peu de patience.





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