25/10/2006

MétacommunicaPffffff

-          Salut machin,  Hey suis heureux de te voir ! Dis, tu connaitrais pas le titre du dernier morceau de Raffaël ? J’adore mais pas moyen de trouver les références sur le net. 

 

-          P.H.  

 

-          Péage ?  

 

-          Non, pas péage, PH !  Raphaël s’écrit avec PH !

 

-          Pourquoi tu me dis ça ?  

 

-          Parce que tu as dit « Raffaël » avec 2 F alors que son nom c’est « Raphaël » avec PH.

 

-          Attends,  comment tu peux entendre que j’ai dit « Raffaël » avec deux effes ?

 

-          Gros malin, tu rigoles ou quoi ?  Tu remontes à la première ligne de ce post, qu’est-ce que t'as écrit ?

 

-          Ecrit ? Mais j’ai rien écrit du tout Moi. A quoi tu joues, là ? Comment tu veux que je t'écriveuh puisseque je te parle, là pour le moment présentement avec ma voix douce et chaloupée ??

 

-          Tu me parles ? ? ? ? Avec ta voix ? Y s'fout d'moi ma parole ! Et ces caractères bruns sur fond beige là sur l’écran, c'est quoi alors ? Des postillons peut-être ?? et d'abord tu sais bien que  tu as dit « Raffaël » à la place de « Raphaël » !

 

-          Rgnmmmblllllllllllllll   proximus nous rapproche tous  Respirez inspirez relâchez.... Encore ? bon j'y vais. Tu mexcuseras mon vieux mais JE NE COMPRENDS RIEN DE RIEN A CE QUE TU ME RACONTES ! ! ! 

 

-          Comment ça tu comprends rien ??? et tout d'abord  pas la peine de crier, mon gars, moi je m’explique calmement. Alors toi aussi tu te calmes, OK ?

 

-          COMMENT CA, JE CRIE ? JE TE PARLE TOUT A FAIT NORMALEMENT MOI ! ! pourquoi tu dis que je crie ? ! !   J'te pose JUSTE une question, moi, ET TOI TU viens me répondre en parlant DE PEAGES ET D'EFFES ! ! !

 

-          KWA !? BON MAINTENANT, T’ARRETE  TON CIRQUE ! Tu vois je peux crier aussi si je veux !!!

 

-                 MAIS JE NE CRIE PAS ! ! !.

-          C’est pas possib ! Il me prends vraiment pour un monsieur connardcet espèce d'ériofne ! Et je code mes mots !
Bon puisqu'il faut que je t'esplique. Figure-toi qu'on signifie une hausse de ton en écrivant en
majuscules ! Tu vas me faire croire que tu le savais pas ? ou alors je finirai par penser que t'as pas inventé la cédille, toi eh Duçon ! Bon ! Alors ? T’as pas crié, peut-être ? et tes points d'exclamation un peu partout, c'était juste pour faire joli ??? pour planter des piquets autour de tes phrases ?

 

-         Comprends rien comprends rien comprends rien. Pardonne-moi, vieux, mais je commence à penser qu'y en a un de nous deux qui va pas bien du tout dans cette histoire.
Ah ben, voilà justement quelqu’un qui arrive. Si lui, il comprend ce que tu racontes, alors c'est moi qui suis fou.
Hep Chose, Oui, Toi qui  passes à côté de nous, tu comprends, toi,  ce que machin est en train de me raconter ?

 

-          Tu dis ? Pardon mec, désolé, impossible de te répondre, j’ai rien suivi,  je viens d’être créé à l’instant pour jouer le rôle de passant dans ce post.

 

-          Ah tu vois  !

 

-          Non je vois rien du tout

 

-          Ah j'te l'avais bien dit : il voit rien du tout… !

 

-          Attends, qui parle, là ?

 

-          Comment ça, qui parle là ?

 

-          Ben oui, qui est en train de parler, là ?

 

-          Ben moi évidemment…

 

-          Non mais y a vraiment un problème les gars, comment vous voulez qu’on reconnaisse qui est en train de parler, maintenant que nous sommes trois. Quand y avait dialogue entre deux personnes, on s’y retrouvait plus ou moins avec les tirets, mais maintenant… He ! Ho ! Hein ! Bon...

 

-        Ouais t'as raison... alors, ok, euh et si chacun parlait à son tour et  qu'on remplaçait le tiret par le nom de celui qui parle. T'es d'accord, euh, chose, truc... rappelle-moi comment tu t'appelles déjà ?

 

-         C'est pas possib pas possib. J’peux pas y croire, ils sont tous dingues. Bon, de toute façon si y en a un de trop, je me casse et c'est pas triste. A+ les mecs.

 

-          C’est ça allez Tcho, et bonjour chez toi, reviens quand tu veux, andouille va. Bon, maintenant que ce plouc s'est cassé, on en était où dans tout ça ?

 

-          Euh... Dis-donc, c’est lequel qui s’est cassé là ?

 

-          Ben c’est Lui puisque c’est pas Toi ni Moi

 

-          Oui mais qui t’es Toi ? Dis-moi... c’est avec Toi que je discutais tantôt ou avec Lui ?

-          Ah non, pitié, ce coup-ci je jette l' eponge , On s'en sortira jamais...  Tu m'excuses mais j'ai assez perdu de temps. J'me casse aussi. Tcho, mec!!!!! 

 

-          Eh, attends, machin, ne partons pas fâchés, euh… 


Bon, ça y est me v’la tout seul. Me reste plus qu’à retourner sur google et à entrer "Raphaël" écrit correctement ce coup-ci, j’aurai peut-être plus de chance de tomber sur le titre de cette putain de chanson. 

 

Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas

de ce post lamentable

et c'est bien mieux comme ça

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12/10/2006

Un instant d'éternité

 
Porte

 

Autour d’elle se dressaient quatre murs immobiles

 

Elle se tenait debout, presque en déséquilibre, effleurant la poignée.

 

Qu’y avait-il derrière la porte ?

 

 

 

Une cour intérieure semée de pavés gris où vient s’éparpiller une lumière avare  ?

 

Un jardinet de ville entouré de béton où les broussailles luttent pour  gagner un  peu  d’air  ?

 

Un espace boisé cerné de sapins fiers où le vent vient jouer avec les cimes vertes  ?

 

Une roseraie sanguine irisée de soleil où les fleurs se balancent en montrant leurs épines ?

 

Un champ ocre de blés ondulant sous la brise imprégnée de chaleur d'un août resplendissant ?

 

Une steppe sauvage où erre la solitude entre les herbes hautes et les marais avides ?

 

Une montagne blanche qui grimpe à l’infini sous torrents et ruisseaux, pierres et avalanches ?

 

Un désert calciné criblé de sable cuit où les pas s’évaporent avant de s'y poser ?

 

Une mer en furie gerbée de vagues ivres qui giflent les navires et noient les espérances ?

 

Une foule en pagaille où les vies s’entrechoquent et où chacun avance comme il peut sans y croire ?

 

 

 

Ou simplement un arbre où s’asseoir un instant…

Un refuge où pleurer à l’abri des  regards…

Une oreille attentive, un ami, un amant…

 

Ou simplement le vent, le vide, le hasard…

Quatre murs immobiles…

 

Qu’y avait-il derrière la porte ?

 

Elle se tenait debout, presque en déséquilibre, effleurant  la poignée

Elle respira très fort….

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