07/12/2006

 Se porter

poidumonde1

Certains jours plus que d’autres

Jeté hors de tes rêves par le réveil qui sonne

Tu te sens perméable à ce matin frileux

A la nuit qui occupe encore l’espace morne

A la radio criarde aux nouvelles pas bonnes et aux pubs super connes

 

Perméable au café déjà refroidi

Aux mouflets trop tôt tombés du lit

A l’heure qui n’attend pas

Aux ballets d’essuie-glaces

Au klaxon du connard qui te couine dessus

Pour le temps d’un bâillement avant de repartir

 

Perméable à la pointeuse qui t’attend à l’entrée

Aux néons froids du couloir qui te mènent à la chaise

Aux problèmes à régler abandonnés la veille

Au téléphone qui sonne et qui vient t’agresser

 

Pour certains jours plus que d’autres

Où tu te sens si fragile

Qu'un souffle suffirait

 

Parce que perméable

par ce que tu vis

parce que tu vis

 

Stop

Respire

 

Mais perméable aussi

Au sourire inconnu reçu dans l’ascenseur

Au rayon de soleil sur les quais à midi

A cet air de musique entendu par hasard

qui te porte le cœur

 

Et perméable encore

A la vie qui te fait, à la vie qui te prend

A la vie qui anime les enfants chaque jour

 

Au goût des clémentines

A la bière glacée ou au chocolat chaud

Aux soirées entre amis

où les rires s’envolent et fusent à l’infini

 

Et perméable encore

A celle qui ce soir laisse tes doigts redécouvrir sa peau

 

parce que tu vis.

Par ce que tu vis

Tout simplement.

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